Visite de Modi sur la Côte d'Azur : la gauche niçoise dénonce une atteinte aux libertés
Modi sur la Côte d'Azur : la gauche niçoise crie au scandale

Ce dimanche 14 juin 2026, la rencontre entre Emmanuel Macron et Narendra Modi, Premier ministre indien, sur la Côte d'Azur suscite l'indignation de David Nakache, figure associative de la gauche niçoise. Dans un communiqué, le collectif citoyen Viva ! dénonce cet accueil alors que l'Inde connaît une « dégradation grave et continue des droits et des libertés fondamentales ».

Absence de contre-manifestation : une liberté entravée

Aucune contre-manifestation n'a été organisée sur le parvis du Palais des Expositions, où se tient le salon économique Bharat Innovates, ni aux abords du Restaurant des Rois à Beaulieu-sur-Mer, lieu du déjeuner diplomatique. Pour David Nakache, membre de Viva ! et président de Tous Citoyens !, ce silence s'explique par la peur des représailles : « Si on se montre, on finit en garde à vue, on risque la perquisition. » Il rappelle la répression des activistes de Greenpeace en juin 2025 lors de la Conférence des Nations Unies sur l'Océan.

« L'argent prime sur les Droits de l'Homme »

« La liberté de manifester est bafouée lors de ces événements diplomatiques », constate-t-il, amer. Bien que rien n'interdise un rassemblement en dehors de la zone de sécurité, celle-ci est très étendue. « Ça n'a de sens que si on se mobilise devant les lieux de la rencontre », explique-t-il. Il évoque une forme d'autocensure, mais estime qu'il serait « irresponsable et inutile de faire courir des risques à nos militants ». S'il renonce à l'action coup de poing, il critique vertement la venue du Premier ministre indien : « Organiser cette rencontre, c'est renoncer à nos principes, c'est accepter que l'argent prime sur les Droits de l'Homme. »

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« Nice devient la vitrine de l'internationale réactionnaire »

Selon David Nakache, « Nice devient la vitrine de l'internationale réactionnaire ». Il pointe du doigt Éric Ciotti, qui selon lui plébiscite les régimes autoritaires : avant l'invasion de l'Ukraine, il appelait à un rapprochement avec Poutine, il affiche régulièrement son soutien à Trump et à Benyamin Netanyahou, visé par un mandat d'arrêt de la CPI. Aujourd'hui, « il déroule le tapis rouge au suprémaciste Narendra Modi ». Le militant appelle à défendre l'État de droit, le respect des minorités et la liberté de la presse, et estime que cela vaut aussi pour Emmanuel Macron. Il dénonce également la venue prochaine de la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Antibes le 25 juin 2026.

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