Arabie Saoudite : 7 exécutions en une journée pour trafic de drogue, 61 depuis début 2026
7 exécutions en Arabie Saoudite, 61 depuis début 2026

Arabie Saoudite : sept exécutions en une journée pour trafic de stupéfiants

L'Arabie Saoudite a procédé à l'exécution de sept condamnés pour introduction de stupéfiants en une seule journée, portant à soixante et un le nombre total de mises à mort depuis le début de l'année 2026. Selon les médias d'État saoudiens, ces exécutions ont eu lieu dimanche dans la région de Riyad.

Détails des condamnations et profil des exécutés

L'agence de presse officielle SPA a précisé que les sept individus exécutés étaient cinq ressortissants saoudiens et deux Jordaniens. Ils avaient été reconnus coupables d'avoir introduit des comprimés d'amphétamine sur le territoire du royaume. La peine de mort a été appliquée contre eux conformément à la législation saoudienne en vigueur.

Bilan alarmant des exécutions en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, l'Arabie Saoudite a exécuté trente-huit personnes dans des affaires liées à la drogue, sur un total de soixante et une exécutions recensées à ce stade. Les ressortissants étrangers constituent la majorité des personnes exécutées cette année, avec un total de trente-trois individus.

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Ce chiffre s'inscrit dans une tendance inquiétante observée ces dernières années. En 2025, le nombre d'exécutions dans la monarchie du Golfe a atteint un niveau record pour la deuxième année consécutive, avec trois cent cinquante-six personnes mises à mort. Parmi elles, deux cent quarante-trois l'ont été dans des affaires liées aux stupéfiants.

Contexte historique et records macabres

Le bilan de 2025 est le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à documenter les cas de peine de mort dans le royaume en 1990. Le précédent record datait de 2024, avec trois cent trente-huit exécutions.

L'Arabie Saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants fin 2022, après avoir suspendu le recours à la peine capitale dans ces affaires pendant environ trois ans. Cette reprise coïncide avec la lutte du royaume contre le trafic de captagon, un stimulant illicite qui constituait la principale exportation de la Syrie sous le règne du président déchu Bachar al-Assad, selon les Nations Unies.

Critiques internationales et contradictions politiques

Le pays fait l'objet de critiques persistantes de la part d'organisations non gouvernementales concernant son recours à la peine de mort, jugé excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne. Des militants estiment que le maintien de la peine capitale contredit l'image d'une société plus ouverte et tolérante que cherche à promouvoir le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans le cadre de son vaste programme de réformes économiques et sociales.

Première économie du monde arabe, l'Arabie Saoudite reste ainsi l'un des pays appliquant le plus massivement la peine de mort au monde, suscitant des interrogations sur la cohérence de sa politique de droits humains avec ses ambitions de leadership régional et international.

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