Londres : plus de 500 arrestations lors d'un rassemblement pour Palestine Action
500+ arrestations à Londres pour soutien à Palestine Action

Une mobilisation massive réprimée par les forces de l'ordre

La police métropolitaine de Londres a procédé à l'arrestation de 523 personnes samedi 11 avril 2026 lors d'un rassemblement de soutien au groupe Palestine Action. Les manifestants, dont l'âge variait de 18 à 87 ans, s'étaient réunis à Trafalgar Square pour un sit-in silencieux demandant la levée de l'interdiction de cette organisation.

Un sit-in pacifique tourné à la confrontation

Plusieurs centaines de personnes avaient convergé vers la célèbre place londonienne en milieu de journée, brandissant des pancartes portant l'inscription « Je m'oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ». Parmi les personnes interpellées figurait Robert Del Naja, chanteur du groupe britannique Massive Attack, photographié assis avec une pancarte de soutien avant d'être emmené par trois policiers.

Le contexte de l'interdiction controversée

Palestine Action, qui dénonce la guerre dans la bande de Gaza, a été interdit en juillet dernier par le gouvernement travailliste de Keir Starmer suite à des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l'armée de l'air. En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était « disproportionnée », mais le gouvernement a fait appel, maintenant la mesure en vigueur.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les conséquences juridiques du soutien

En vertu de cette interdiction :

  • Toute expression de soutien à Palestine Action est passible d'une sanction allant jusqu'à six mois de prison
  • L'appartenance au groupe ou l'organisation d'événements de soutien peut être punie de peines allant jusqu'à 14 ans d'emprisonnement

Les réactions des manifestants et des organisations

Freya, 28 ans, responsable d'une organisation écologiste à Londres, a déclaré : « Il est important que nous continuions tous à nous opposer au génocide. Que ce soit légal ou illégal. Le gouvernement peut tergiverser dans son argumentaire juridique mais nos valeurs, elles, ne changent pas ».

Denis MacDermot, 73 ans, d'Édimbourg, a affirmé avoir déjà été arrêté lors d'une précédente manifestation : « Je soutiens ces gens formidables », a-t-il déclaré tout en déplorant l'appel du gouvernement.

La position d'Amnesty International

La section britannique d'Amnesty a vivement critiqué les arrestations sur le réseau social X : « Elle est aujourd'hui revenue à son ancienne politique, qui a échoué : les arrestations massives de personnes brandissant des pancartes, y compris aujourd'hui une femme âgée munie de cannes ». L'ONG considère qu'il s'agit là d'« l'État qui criminalise la dissidence ».

Un mouvement qui persiste malgré la répression

Selon l'association Defend Our Juries qui organise ces manifestations, plus de 2 700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées à l'issue de dizaines de rassemblements de soutien au groupe interdit. Le rassemblement de samedi démontre que la mobilisation continue malgré les risques juridiques encourus par les participants.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale