La déclaration du G7 sur Ebola a été qualifiée de «gigantesque hypocrisie» par plusieurs organisations humanitaires, qui dénoncent l'absence d'engagements financiers concrets derrière les paroles. Dans un communiqué commun, Médecins Sans Frontières (MSF), Oxfam et d'autres ONG ont estimé que les promesses des pays riches ne suffisent pas à endiguer l'épidémie.
Des paroles sans actes
Les dirigeants du G7, réunis au Royaume-Uni, ont publié une déclaration appelant à une action urgente contre Ebola en République démocratique du Congo. Mais selon les humanitaires, ce texte «ne contient aucun engagement financier nouveau» et «ignore les appels répétés à un financement rapide et flexible». «C'est une gigantesque hypocrisie», a déclaré un porte-parole de MSF. «Les mots ne suffisent pas quand des vies sont en jeu.»
Un besoin de 1,5 milliard de dollars
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que 1,5 milliard de dollars sont nécessaires pour lutter contre l'épidémie, mais seuls 300 millions ont été promis à ce jour. Les ONG réclament que les pays du G7 tiennent leurs promesses et débloquent les fonds rapidement. «Chaque jour de retard coûte des vies», a ajouté Oxfam.
- Les humanitaires appellent à un financement d'urgence de 500 millions de dollars.
- Ils demandent également un meilleur accès aux vaccins et aux traitements.
- Enfin, ils réclament un renforcement des systèmes de santé locaux.
Une épidémie qui s'aggrave
L'épidémie d'Ebola en RDC a déjà fait plus de 1 400 morts depuis août 2018. Elle est la deuxième plus grave jamais enregistrée, après celle de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest. Les humanitaires dénoncent le manque de coordination internationale et l'insuffisance des moyens déployés. «Le G7 a une responsabilité morale et politique», a conclu MSF.
En réaction, la présidence du G7 a assuré que les pays membres étaient «pleinement engagés» et que des discussions étaient en cours pour mobiliser des fonds supplémentaires. Mais les ONG restent sceptiques. «Nous avons entendu ces promesses trop souvent», a déclaré un responsable d'Oxfam. «Il est temps d'agir.»



