Un drone FPV a touché Denis Kapustin, le commandant néonazi du Corps des volontaires russes, à Zaporijjia
Le 27 décembre 2025, le néonazi pro-Kiev Denis Kapustin a été tué lors d'une frappe de drone FPV à Zaporijjia. À la tête du Corps des volontaires russes, il avait notamment participé à l'incursion ukrainienne en Russie. Il n'a pas survécu aux dernières frappes en Ukraine.
Ce samedi, le Corps des volontaires russes annonce la mort de son chef, un néonazi notoire d'origine russe, combattant pour l'Ukraine, rapporte Le Parisien. Denis Kapustin s'était fait connaître en participant à l'incursion ukrainienne dans la région de Belgorod en 2023.
Tué par un drone
Denis Kapustin est mort à Zaporijjia dans la nuit de vendredi à samedi. Il aurait été touché par un impact de drone FPV. « Tous les détails seront annoncés ultérieurement, dès que les circonstances de l'incident auront été établies. Nous te vengerons, Denis. Ta cause perdure », a écrit le Corps des volontaires russes sur Telegram.
Kapustin avait créé ce groupe, aussi appelé GRU, en 2022. Sur le front, le quadragénaire se faisait appeler White Rex, le roi blanc. C'était le nom qu'il avait donné à sa marque de vêtements, dont les t-shirts et hoodies arboraient des croix gammées à peine dissimulées.
Le doctorant à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), Adrien Nonjon, le décrit comme « un néonazi businessman, avant tout guidé par ses propres intérêts, notamment financiers », auprès de L'Express.
Le fils d'une famille juive devenu néonazi
Un combattant pour l'Ukraine certes, mais surtout un néonazi notoire. Né à Moscou en 1984, Denis Kapustin était bien connu du milieu hooligan et de l'extrême droite russe. Avant de prendre les armes, il avait été condamné à la prison à vie par la Russie pour un projet d'attentat.
Auparavant, quand il vivait en Allemagne, il avait organisé de nombreux combats clandestins de MMA. Il était arrivé dans la région de Saxe avec sa famille en 2001. Les Kapustin fuyaient alors la persécution des juifs en Russie. Paradoxal quand on sait que Denis a plus tard viré à l'extrême droite, dans sa version la plus sombre, en devenant un adepte et leader de la mouvance néonazie.
À nos confrères de Spiegel, qui avaient mené l'enquête, sa mère avait simplement déclaré : « J'ai des problèmes avec mon fils. » Les autorités allemandes avaient le quadragénaire à l'œil et surveillaient autant ses activités en Ukraine que ses éventuels liens avec le Kremlin, lequel a toujours été en quête de déstabilisation occidentale et jamais avare d'ingérences. Denis Kapustin avait fini par perdre son titre de séjour allemand et son droit de rentrer dans l'espace Schengen.



