Les États-Unis et l'Iran ont entamé ce dimanche 21 juin à Bürgenstock, en Suisse, des pourparlers inédits en présence du Qatar et du Pakistan, dans le cadre de l'accord de paix entre les deux pays. Cette réunion d'urgence fait suite à l'annonce, samedi, de la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran, après des frappes israéliennes au Liban ayant fait au moins 20 morts.
Des négociations historiques à Bürgenstock
Les négociations de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran ont débuté par des premiers pourparlers tenus ce dimanche en Suisse, avec la médiation du Qatar et du Pakistan. La réunion dans la station alpine de Bürgenstock s'est achevée vers 17 heures, a déclaré à Reuters une source proche d'une des délégations. Le vice-président américain JD Vance, présent lors de ces discussions, a indiqué que "quelques jours de pourparlers" étaient à prévoir.
Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions
Lors de son arrivée en Suisse, JD Vance a contesté les affirmations de Téhéran selon lesquelles l'Iran aurait refermé le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale. L'Iran avait annoncé samedi cette fermeture, accusant les États-Unis et Israël de ne pas respecter l'accord provisoire signé cette semaine pour mettre fin aux hostilités. Le détroit d'Ormuz est un passage stratégique pour le transport pétrolier mondial.
Le cessez-le-feu au Liban comme condition préalable
"Je pense, si tout va bien, que nous allons pouvoir faire avancer le dossier nucléaire tout comme celui du cessez-le-feu au Liban", a déclaré JD Vance aux journalistes à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, avant son départ pour la Suisse. La cessation des combats au Liban est une condition préalable au lancement de 60 jours de négociations entre les États-Unis et l'Iran visant à résoudre les différends, dont le programme nucléaire iranien. Malgré cela, Israël a mené de nouvelles frappes au Liban samedi, faisant au moins 20 morts, Tsahal disant riposter à des tirs du Hezbollah.
Menaces de Donald Trump
Donald Trump a de son côté menacé l'Iran de nouveaux bombardements s'il n'intervient pas auprès du Hezbollah pour mettre fin à ses attaques contre l'armée israélienne. Cette menace accentue la pression sur Téhéran alors que les pourparlers de paix viennent de débuter.



