Liban : un soldat français tué dans une embuscade attribuée au Hezbollah, trois autres blessés
Soldat français tué au Liban, embuscade attribuée au Hezbollah

Un militaire français tué dans une embuscade au sud-Liban

Un soldat français a perdu la vie et trois autres ont été blessés ce samedi lors d'une attaque contre une patrouille de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) dans la région de Deir-Kifa, au sud du pays. L'embuscade, qualifiée de délibérée par la Finul, est attribuée au Hezbollah, le groupe militaire chiite allié de l'Iran.

Les détails de l'attaque

Le sergent-chef Florian Montorio, du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué par un tir direct à l'arme légère alors qu'il participait à une mission d'ouverture d'itinéraire vers un poste isolé de la Finul. Selon la ministre française des Armées Catherine Vautrin, ce sous-officier expérimenté a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance.

Les trois autres militaires français blessés lors de cette attaque ont été évacués, mais la gravité de leurs blessures n'a pas été précisée. Cette tragédie survient dans un contexte régional déjà extrêmement tendu depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février.

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Réactions officielles et condamnations

Le président français Emmanuel Macron a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux : « La Nation s'incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah ».

Macron a également exigé des autorités libanaises qu'elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul. Le président s'est entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam pour leur demander de garantir la sécurité des soldats de la Finul.

Du côté libanais, le président Aoun a condamné l'attaque et promis de poursuivre les responsables. Même le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du Hezbollah, a condamné cette attaque contre le contingent français de la Finul.

Contexte régional et tensions persistantes

Il s'agit du deuxième militaire français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran. Le 12 mars dernier, l'adjudant-chef Arnaud Frion avait perdu la vie dans une attaque de drone attribuée à une milice pro-iranienne au Kurdistan irakien.

La Finul, déployée au Liban depuis 1978, compte plus de 7.000 militaires dont plus de 600 Français. Sa mission de maintien de la paix dans cette région frontalière avec Israël est devenue particulièrement périlleuse depuis l'escalade des tensions régionales.

Alors qu'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran est en vigueur depuis le 8 mars, et qu'une trêve est également observée au Liban après les attaques israéliennes en réponse aux actions du Hezbollah, cette embuscade rappelle la fragilité de la situation. Des préparatifs de négociations sont en cours, mais le Hezbollah se dit « non concerné » par ces discussions libano-israéliennes.

La ministre des Armées Catherine Vautrin a rendu hommage au sergent-chef Montorio : « La Nation s'incline devant la mémoire d'un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d'armes ».

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