L'armée américaine a annoncé mercredi 24 juin 2026 avoir tué l'un des chefs de l'organisation État islamique (EI) lors d'une frappe aérienne en Syrie. L'opération, menée dans la province de Deir ez-Zor, a visé un haut responsable de l'EI identifié comme Abu Hamza al-Muhajir, selon un communiqué du Commandement central des États-Unis (CENTCOM).
Un coup porté à la hiérarchie de l'EI
Le CENTCOM a précisé que la frappe a été menée avec un drone, sans faire de victimes civiles. Abu Hamza al-Muhajir était considéré comme un coordinateur clé des opérations de l'EI dans la région, notamment pour la planification d'attaques contre les forces syriennes et les intérêts occidentaux. Sa mort représente une perte significative pour l'organisation, qui tente de se reconstituer après la perte de son dernier territoire en 2019.
“Cette action démontre notre engagement continu à dégrader les capacités de l'EI et à protéger nos partenaires et nos intérêts dans la région”, a déclaré le général Michael Kurilla, commandant du CENTCOM, dans le communiqué.
Contexte régional fragile
La frappe intervient dans un contexte de tensions accrues en Syrie, où les forces américaines sont déployées en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance dominée par les Kurdes. L'EI, bien que militairement vaincu, continue de mener des attaques de guérilla et de recruter dans les zones instables. Selon un rapport de l'ONU publié en mai 2026, l'organisation compte encore entre 6 000 et 10 000 combattants en Syrie et en Irak.
Les autorités américaines estiment que cette frappe réduit la capacité de l'EI à planifier des attaques à l'étranger. “Nous ne leur laisserons aucun répit”, a ajouté le général Kurilla.



