Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a déclaré vendredi qu'il y avait lieu de s'alarmer légitimement du renforcement militaire chinois dans la région Asie-Pacifique. Lors d'une conférence de presse à Tokyo, il a souligné que les États-Unis restent fermement engagés à maintenir la stabilité régionale face à ce qu'il a qualifié de « comportement agressif » de Pékin.
Une montée en puissance inquiétante
Selon Hegseth, la Chine a considérablement augmenté ses capacités militaires, notamment dans les domaines naval et aérien, avec des exercices de plus en plus fréquents près des eaux contestées. « Nous observons une modernisation rapide de l'armée chinoise, ce qui crée des déséquilibres stratégiques dans la région », a-t-il affirmé.
Réponse américaine
Le chef du Pentagone a annoncé que les États-Unis renforceront leur présence militaire dans le Pacifique, en collaboration avec des alliés comme le Japon, l'Australie et les Philippines. « Nous ne cherchons pas un conflit, mais nous devons être prêts à défendre nos intérêts et ceux de nos partenaires », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre Washington et Pékin restent vives, notamment sur la question de Taïwan et de la mer de Chine méridionale. Hegseth a réitéré l'opposition des États-Unis à toute tentative de modification unilatérale du statu quo par la force.
Réactions chinoises
La Chine a immédiatement réagi, qualifiant les propos de Hegseth d'« irresponsables » et d'« ingérence dans les affaires intérieures ». Le ministère chinois des Affaires étrangères a rappelé que le développement militaire de la Chine est purement défensif et ne vise aucune nation. « Les États-Unis devraient cesser leurs propres activités militaires provocatrices dans la région », a déclaré un porte-parole.
Cette escalade rhétorique souligne les défis persistants pour la sécurité en Asie-Pacifique, où les deux grandes puissances continuent de se jauger.



