Des militants arrêtés après avoir déployé un drapeau palestinien sur la tour Eiffel le jour de la Nakba
Le 15 mai 2025, en pleine commémoration de la Nakba, un groupe de militants a réussi à déployer un drapeau palestinien sur la tour Eiffel, l'un des monuments les plus emblématiques de Paris. Cette action, hautement symbolique, visait à attirer l'attention sur la situation des Palestiniens et à marquer le 77e anniversaire de la Nakba, terme arabe désignant la catastrophe de 1948, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés lors de la création d'Israël.
Les militants, dont le nombre exact n'a pas été communiqué, ont été rapidement interpellés par les forces de l'ordre. Selon une source policière, plusieurs personnes ont été placées en garde à vue pour « dégradation de monument historique » et « participation à une manifestation non déclarée ». L'action a provoqué une brève perturbation du trafic touristique autour de la tour Eiffel, mais le monument a rouvert normalement après l'intervention des autorités.
Un symbole fort pour la cause palestinienne
Le choix de la date n'est pas anodin : le 15 mai est le jour de la Nakba, commémoré chaque année par les Palestiniens et leurs soutiens à travers le monde. En déployant le drapeau palestinien sur la tour Eiffel, les militants ont cherché à donner une visibilité internationale à leur cause. Ce type d'action rappelle d'autres manifestations similaires, comme le déploiement de banderoles sur des monuments parisiens par des collectifs pro-palestiniens.
La tour Eiffel, propriété de la Ville de Paris, est un site hautement sécurisé. L'incident soulève des questions sur la sécurité du monument, bien que les autorités aient rapidement maîtrisé la situation. Aucun blessé n'est à déplorer.
Réactions politiques
L'action a suscité des réactions contrastées. D'un côté, des associations pro-palestiniennes ont salué un « acte de résistance pacifique » et appelé à la libération des militants interpellés. De l'autre, des voix politiques, notamment au sein de la majorité présidentielle, ont condamné ce qu'elles considèrent comme une « instrumentalisation d'un monument national » et une « provocation inacceptable ». Le ministre de l'Intérieur a déclaré que « la loi s'appliquera avec toute la rigueur nécessaire ».
Les militants encourront des peines pouvant aller jusqu'à plusieurs années d'emprisonnement et de lourdes amendes. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l'action et identifier les éventuels commanditaires.
Cet événement intervient dans un contexte de tensions accrues au Proche-Orient, où le conflit israélo-palestinien continue de faire rage. La France, qui compte d'importantes communautés juive et musulmane, est régulièrement le théâtre de manifestations et d'actions symboliques liées à ce conflit.



