Colombie : ultimatum du président élu aux groupes armés
Colombie : ultimatum du président élu aux groupes armés

Le président élu de Colombie, Gustavo Petro, a lancé un ultimatum aux groupes armés du pays, leur donnant un mois pour se rendre et entamer un processus de désarmement. Dans un discours prononcé depuis Bogotá, il a promis une fermeté accrue contre le narcotrafic, tout en offrant une porte de sortie aux combattants qui acceptent de déposer les armes.

Un ultimatum clair

« Les groupes armés ont trente jours pour se présenter devant la justice et entamer leur reddition », a déclaré Petro. Cette annonce intervient alors que la Colombie connaît une recrudescence de la violence dans plusieurs régions, notamment dans le département du Cauca, où des affrontements entre l'armée et des groupes dissidents ont fait plusieurs morts.

Le président élu, qui prendra ses fonctions le 7 août, a précisé que cette offre de négociation ne s'appliquait pas aux dirigeants du narcotrafic, qu'il a qualifiés de « criminels de guerre ».

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Une politique de sécurité renforcée

Petro a également annoncé le déploiement de 10 000 soldats supplémentaires dans les zones les plus touchées par la violence. « Nous allons combattre le narcotrafic avec toute la force de l'État », a-t-il affirmé, citant les saisies record de cocaïne réalisées en 2025, qui ont atteint 500 tonnes.

Cette politique de sécurité s'accompagne d'un volet social, avec la promesse de créer des emplois dans les régions rurales pour offrir des alternatives aux populations vulnérables.

Réactions mitigées

Les groupes armés, dont l'Armée de libération nationale (ELN) et les dissidents des FARC, n'ont pas encore répondu officiellement à l'ultimatum. Cependant, des sources proches des négociations indiquent que certains secteurs sont prêts à dialoguer.

L'opposition politique a critiqué la démarche, estimant qu'elle pourrait être perçue comme un signe de faiblesse. « Donner un mois aux criminels, c'est leur laisser le temps de se réorganiser », a déclaré la sénatrice María Fernanda Cabal.

Un contexte tendu

La Colombie a enregistré plus de 12 000 homicides en 2025, un chiffre en légère baisse par rapport à l'année précédente, mais qui reste élevé. Le narcotrafic est responsable d'une grande partie de cette violence, avec des groupes qui se disputent le contrôle des routes de la drogue vers les États-Unis et l'Europe.

Petro a promis de s'attaquer aux causes structurelles de la violence, notamment la pauvreté et l'inégalité, tout en maintenant une ligne dure contre les trafiquants.

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