Le métier de journaliste reste périlleux dans plusieurs pays d'Amérique latine, en particulier en Colombie. Le week-end dernier, un journaliste qui enquêtait sur le crime organisé et la corruption a été tué. Il s'agit du deuxième assassinat de journaliste en l'espace d'un mois dans le pays. La police colombienne a annoncé mardi avoir arrêté le tueur présumé.
Un journaliste sous protection assassiné
Cristian Herrera, membre du conseil d'administration de l'ONG Fondation pour la Liberté de la presse (FLIP), a été abattu samedi par un homme circulant à moto dans la ville de Cúcuta, située à la frontière avec le Venezuela. Selon la FLIP, le journaliste bénéficiait de mesures de protection gouvernementales après avoir subi près d'une vingtaine d'attaques depuis 2014. Il enquêtait sur le crime organisé et la corruption dans la région de Catatumbo, également frontalière avec le Venezuela, une zone marquée par de violents affrontements entre groupes de guérilla.
Le tueur présumé interpellé
Le meurtrier présumé, présenté comme un tueur à gages surnommé « Demonio » (Démon en français), a été identifié comme l'auteur de l'assassinat, selon un communiqué de la police. Ce dernier serait impliqué dans « des affaires d'homicides et de vols ». Deux autres personnes, appartenant au même « groupe de délinquants de droit commun », ont également été arrêtées pour leur participation à ce crime.
Hommage et contexte alarmant
Les proches et la famille du journaliste lui ont rendu un dernier hommage lundi lors de funérailles émouvantes, vêtus de blanc. Selon Reporters sans frontières (RSF), la Colombie est l'un des pays les plus dangereux de la région pour les journalistes. D'après les données de la FLIP, au moins 170 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 1977.



