Le 30 janvier 2026, le CNRS a rapporté une découverte pour le moins insolite : du vomi fossilisé a été mis au jour par une équipe de scientifiques en Allemagne. Cette régurgitation de superprédateur, vieille de 290 millions d'années, pourrait aider à mieux comprendre les animaux qui peuplaient la planète à cette époque lointaine.
Un "régurgitalithe" vieux de 290 millions d'années
Les scientifiques appellent ce type de fossile un "régurgitalithe", c'est-à-dire un vomi fossilisé. Cette découverte a été réalisée sur le site fossilifère de Bromacker, en Allemagne, un lieu réputé pour sa richesse en fossiles. L'équipe internationale de chercheurs, comprenant un Français, a exhumé cette matière peu ragoûtante parmi les sédiments.
Les indices laissés par le repas du superprédateur
Le vomi fossilisé contenait des fragments osseux partiellement digérés de petits reptiles et d'un amphibien. Ce régime alimentaire est caractéristique d'un "superprédateur au régime opportuniste", comme le Dimetrodon ou le Tambacarnifex, deux reptiles mammaliens qui vivaient autrefois dans cette région. Ces reptiles présentaient des traits proches de ceux des mammifères.
Une fenêtre sur les écosystèmes anciens
Cette découverte permet non seulement d'identifier les espèces prédatrices de l'époque, mais aussi de mieux comprendre les "réseaux trophiques", c'est-à-dire les liens alimentaires entre les espèces. En analysant ce vomi fossilisé, les scientifiques espèrent reconstituer les interactions écologiques qui existaient il y a 290 millions d'années.
Cette trouvaille s'ajoute à d'autres découvertes récentes, comme celle de fossiles de bébés âgés de deux millions d'années ou d'énormes ossements de dinosaures dans le Var. Elle témoigne de la richesse des archives fossiles et de l'importance de chaque élément, même le plus surprenant, pour percer les mystères du passé.



