Une institution en crise de légitimité
L'Union économique eurasiatique (UEEA), lancée en 2015 sous l'impulsion de la Russie, est de plus en plus perçue comme une coquille vide par ses membres. Alors que Moscou cherchait à renforcer son influence dans l'espace postsoviétique, les critiques fusent sur le déséquilibre des bénéfices et le manque de résultats concrets.
Des promesses non tenues
L'UEEA devait favoriser l'intégration économique entre la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l'Arménie et le Kirghizistan. Cependant, les échanges intra-communautaires stagnent, et les barrières non tarifaires persistent. Les petits membres dénoncent une domination russe qui entrave leur développement.
Une contestation grandissante
Le Kazakhstan et la Biélorussie, pourtant alliés historiques, multiplient les signes d'agacement. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a récemment critiqué les lenteurs bureaucratiques et le manque de projets structurants. Minsk, de son côté, cherche à diversifier ses partenariats économiques, notamment avec la Chine.
L'Arménie, en conflit avec l'Azerbaïdjan, estime que l'UEEA ne lui apporte pas le soutien attendu. Erevan se tourne de plus en plus vers l'Occident, tandis que le Kirghizistan peine à tirer profit de l'union.
Un avenir incertain
Face à ces critiques, la Russie tente de sauver les apparences en multipliant les sommets et les déclarations d'intention. Mais sans réformes structurelles, l'UEEA risque de devenir une coquille vide de plus en plus contestée, affaiblissant l'influence russe dans la région.



