Un séisme majeur en Russie déclenche un tsunami
Un premier tsunami a frappé le Japon ce 30 juillet 2025, au lendemain du séisme de magnitude 8,8 qui a secoué la Russie. D'autres vagues sont attendues dans les prochaines heures, y compris en Polynésie Française. Le point sur ce risque naturel.
Comment se forme un tsunami ?
Trois critères sont nécessaires pour qu'un tsunami se produise : la magnitude du séisme, sa profondeur et son éloignement des côtes. Selon le Cenalt, centre d'alerte aux tsunamis, « un tsunami est provoqué par un séisme sous-marin d'une magnitude d'au moins 6,5. À partir d'une magnitude 8, le tsunami généré peut être dévastateur, en fonction du relief à l'approche des côtes, de la marée, de la période des vagues… » L'amplitude d'un tsunami augmente avec la magnitude du séisme.
Le risque de tsunamis en Méditerranée
Roland Courteau, lors d'un exercice d'alerte tsunami à Frontignan en 2023, rappelait : « Dans l'Histoire, 9 % des tsunamis ont eu lieu en Méditerranée. Ce ne sont pas des vagues de 20 mètres, mais une vague d'un mètre peut faire des ravages, emporter des voitures et des piétons. » Les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus de 1 mètre en Méditerranée dans les 30 prochaines années est proche de 100 %.
Plusieurs vagues et phénomènes associés
Il est rare qu'un tsunami ne se manifeste que par une seule vague. Le séisme crée une onde de choc au fond de l'eau, générant plusieurs ondes océaniques d'intensité variable autour de l'épicentre. L'arrivée de la première vague est la plus facile à observer : l'eau se retire de la plage, parfois sur plusieurs centaines de mètres. Le Cenalt alerte : « Ce phénomène de recul rapide de la mer est une indication de l'arrivée imminente de vagues de tsunami. »
Influence du type de côte
Les reliefs sous-marins influent sur l'intensité des tsunamis. Ils entraînent une augmentation ou une diminution du volume disponible pour accueillir l'eau. Plus la plage est grande, mieux elle pourra amortir le tsunami. Il ne s'agit pas d'une vague classique : le tsunami déferle avec puissance. Le Cenalt note : « Dès qu'il y a inondation, le volume d'eau qui déborde et inonde le littoral est très important, même si la hauteur du tsunami ne dépasse pas quelques dizaines de centimètres. » Parfois, le tsunami prend la forme d'un mascaret, des vagues d'eau turbulentes très destructrices, accompagnées de courants forts.
Le séisme de magnitude 8,8 au Kamtchatka remplit tous les critères pour générer un tsunami dévastateur. Les autorités restent en alerte.



