OIM dénonce une traite d'êtres humains entre les Comores et Mayotte
OIM dénonce une traite d'êtres humains entre Comores et Mayotte

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a publié un rapport accablant sur la traite d'êtres humains entre les Comores et Mayotte, dénonçant des risques extrêmes pour les migrants. Selon l'OIM, au moins 1 500 personnes ont tenté la traversée en 2023, un chiffre en hausse de 30 % par rapport à l'année précédente.

Des conditions de traversée meurtrières

Le rapport de l'OIM, intitulé "Route de la mort : la traversée des Comores à Mayotte", révèle que plus de 200 migrants ont péri ou disparu en mer en 2023. Les embarcations de fortune, souvent surchargées, mettent en danger la vie des passagers. "Chaque traversée est un pari risqué", a déclaré un responsable de l'OIM. Les migrants paient entre 1 500 et 3 000 euros aux passeurs pour un voyage qui dure de 12 à 24 heures.

Un réseau de traite bien organisé

L'OIM a identifié un réseau structuré de traite d'êtres humains opérant depuis les Comores. Les victimes sont souvent recrutées via des promesses de travail ou d'études à Mayotte. Une fois arrivées, elles sont contraintes à l'exploitation sexuelle ou au travail forcé. "Ces migrants sont traités comme des marchandises", a souligné le rapport. Les autorités comoriennes et françaises sont appelées à renforcer leur coopération pour démanteler ces réseaux.

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Une réponse insuffisante des autorités

Malgré les alertes répétées, les mesures prises restent insuffisantes. L'OIM recommande la mise en place de patrouilles maritimes conjointes et de campagnes de sensibilisation dans les villages comoriens. "Il est urgent d'agir pour sauver des vies", a insisté l'organisation. Le nombre de migrants interceptés par les forces de l'ordre françaises a augmenté de 20 % en 2023, mais les traversées continuent.

Des conséquences humanitaires graves

Les migrants qui réussissent à atteindre Mayotte sont souvent placés en centre de rétention, dans des conditions précaires. L'OIM dénonce le manque d'accès à l'eau potable et aux soins médicaux. "La situation humanitaire est alarmante", a conclu le rapport. Les familles des disparus réclament des comptes, tandis que les ONG locales appellent à une révision de la politique migratoire française dans l'océan Indien.

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