Au Liban, les réfugiés palestiniens du sud du pays sont une fois de plus contraints de fuir. Les combats entre le Hezbollah et Israël ont repris, poussant des familles entières à abandonner leurs maisons. « Toute ma vie, je n’ai connu que des déplacements », confie une mère de famille, les larmes aux yeux. Cette nouvelle vague de violence rappelle les souffrances endurées depuis des décennies par cette population.
Un exil répété
Depuis la création d’Israël en 1948, les Palestiniens vivent un exil forcé. Au Liban, ils sont environ 450 000, répartis dans douze camps. Le sud du pays, zone de tensions récurrentes, est particulièrement touché. Les récents bombardements ont provoqué un exode massif vers les régions plus sûres du nord. « Nous avons déjà fui en 2006, en 1982, en 1978. Chaque fois, nous perdons tout », raconte un homme âgé, assis sur une valise.
Conditions de vie précaires
Les réfugiés qui arrivent dans le nord du Liban sont accueillis dans des centres d’hébergement temporaires. Les conditions y sont difficiles : manque d’eau, de nourriture, de soins médicaux. Les enfants sont les premiers à souffrir. « Mon fils a de la fièvre, mais il n’y a pas de médecin », témoigne une jeune mère. Les organisations humanitaires, comme l’UNRWA, tentent de répondre aux besoins urgents, mais les ressources sont limitées.
Le gouvernement libanais, déjà fragilisé par la crise économique, peine à gérer cet afflux. Les appels à l’aide internationale se multiplient. « Nous avons besoin d’un cessez-le-feu immédiat et d’un soutien financier », déclare un responsable local.
Un avenir incertain
Pour ces réfugiés palestiniens, l’avenir est plus qu’incertain. Beaucoup expriment leur lassitude face à une vie marquée par l’instabilité. « Nous ne demandons pas grand-chose, juste la paix et la dignité », soupire un père de famille. En attendant, ils continuent de fuir, emportant avec eux leurs souvenirs et l’espoir d’un retour.



