Un bilan mensuel record depuis le début de l'invasion
Le mois de juin 2025 restera comme l'un des plus meurtriers pour les civils ukrainiens depuis le début de l'invasion russe. Selon un rapport publié jeudi 10 juillet par la Mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU, 232 civils ont été tués et 1 343 blessés au cours du mois, un bilan mensuel record depuis trois ans.
"Le mois de juin a enregistré le plus grand nombre de victimes civiles en trois ans", souligne le communiqué de l'ONU. Cette flambée de violences s'inscrit dans un contexte de frappes russes massives sur le territoire ukrainien.
Des frappes russes massives et une défense antiaérienne efficace
D'après l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé 415 drones et missiles au cours du mois, dont 382 ont été interceptés ou détruits. Malgré l'efficacité croissante de la défense antiaérienne, certains engins ont atteint leur cible, provoquant des pertes humaines significatives et de lourds dégâts matériels, notamment à Kiev, Dnipro ou Kharkiv.
Des incidents exceptionnels à Kiev
Outre les pertes humaines massives, le mois de juin a également été marqué par des incidents exceptionnels. À Kiev, un agent des services de sécurité ukrainiens (SBU) a été assassiné dans le district de Holosiivsky. Le SBU a confirmé l'information dans un communiqué transmis à l'AFP, annonçant l'ouverture d'une enquête criminelle. Ce type d'incident reste extrêmement rare dans la capitale ukrainienne.
Les villes de l'est et du sud lourdement touchées
Les autorités ukrainiennes soulignent que la majorité des pertes civiles provient des bombardements aériens, de l'artillerie lourde, ainsi que des attaques au missile et aux drones kamikazes. Les villes de l'est et du sud du pays, Donetsk, Kharkiv, Zaporijia, continuent de payer un lourd tribut. À titre d'exemple, le 24 juin, une frappe missile sur Dnipro a causé la mort de 9 personnes et blessé près de 70 autres selon les autorités locales.
Une intensification inquiétante des hostilités
Le bilan de ce mois de juin met en lumière une intensification inquiétante des hostilités. L'ONU déplore une tendance persistante à cibler des infrastructures civiles, malgré les conventions internationales censées les protéger. Alors que la guerre entre dans sa quatrième année, le conflit semble s'enliser dans une phase de haute intensité, avec des conséquences de plus en plus dramatiques pour la population civile.



