Massacre en Ituri : au moins 69 civils tués par la milice Codeco
La province de l’Ituri, riche en or et frontalière de l’Ouganda, a été le théâtre d’un massacre fin avril. Des hommes armés affiliés à la milice Codeco ont tué au moins 69 personnes, en majorité des civils, selon des sources locales et sécuritaires.
Contexte des violences communautaires
La milice Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) prétend défendre les intérêts de la communauté Lendu, principalement agricole, face à la communauté Hema, majoritairement pastorale. Outre ces milices, le groupe armé ougandais ADF, lié à l’État islamique, multiplie les massacres dans la région.
Déroulement des affrontements
Fin avril, la Convention pour la révolution populaire (CRP), un groupe armé actif dans l’Ituri et souvent assimilé à la communauté Hema, a attaqué des positions des forces armées congolaises (FARDC) près de Pimbo. En représailles, des miliciens Codeco venus de Pimbo ont attaqué plusieurs localités le 28 avril. Dieudonné Losa, responsable de la société civile, a déclaré que le bilan provisoire dépasse 70 morts. Deux sources sécuritaires confirment 69 tués, dont 19 miliciens et militaires.
Jusqu’à présent, seuls 25 corps ont été enterrés. Plusieurs dépouilles restent abandonnées. Une source humanitaire décrit des corps jonchant le sol près du village de Bassa le 30 mai.
Opérations militaires et contexte sécuritaire
Depuis 2025, l’armée congolaise mène des opérations contre la CRP, formée par Thomas Lubanga, ancien chef de guerre condamné par la CPI pour recrutement d’enfants-soldats. La Codeco est parfois utilisée comme auxiliaire par l’armée, mais agit souvent de manière autonome contre les civils.



