Les élus communautaires de l'Agglo de Sète se sont réunis jeudi 28 mai à Balaruc-les-Bains pour une session de début de mandat. Si l'ordre du jour était technique, les débats les plus animés ont eu lieu en début de séance, hors ordre du jour, concernant les forages annoncés sur la zone d'Issanka, où Sète capte son eau potable, dans le cadre du futur chantier de la ligne LGV.
État des lieux du président
Le président Loïc Linares a fait un point sur la réunion du 26 mai avec la SNCF et l'ARS, suite à la motion déposée. Il a indiqué que les sondages sont réalisés à la demande de l'hydrologue de l'ARS pour vérifier la hauteur du plafond calcaire, et que le plan de sécurisation n'est pas remis en cause. Un groupe de travail pluridisciplinaire va être créé. Il a estimé qu'il n'y a pas de raison objective de déposer un recours contre l'arrêté préfectoral.
Réactions de l'opposition
Laura Seguin, de l'opposition de gauche, a jugé que les risques potentiels sont de plus en plus réels, soulignant que la SNCF elle-même prévoit des compensations. Elle a demandé un recours pour gagner du temps et obtenir des précisions. Silvain Pastor, écologiste, a déploré un manque de clarté et suggéré une pause.
Tensions entre majorité et opposition
La vice-présidente Florence Sanchez a reproché à l'opposition de ne s'être réveillée que maintenant, alors qu'elle lutte depuis six ans contre la LGV. Sébastien Pacull, du groupe RN, a dit se fier aux études présentées. Hervé Marquès, premier vice-président, a lancé : « Soit on fait confiance aux ingénieurs, soit on fait de la politique politicienne », en référence au chantier de l'esplanade Briand.
Conclusion du président
Le président a conclu que les sondages ne mettent pas en danger la ressource en eau, et que la LGV est un projet européen soutenu par la Région et l'État, fixé par la déclaration d'utilité publique de 2023. Il a appelé à négocier sur le nombre de TGV en gare de Sète et la hausse des cadencements sur la ligne historique. La séance a ensuite débuté après une heure de débats.



