Fin du débarquement du MV Hondius aux Canaries, rapatriements en cours
Débarquement du MV Hondius aux Canaries terminé

Le débarquement des passagers et membres d’équipage du MV « Hondius » s’est achevé ce dimanche soir aux Canaries. Les autorités des différents pays respectifs des passagers ont organisé le rapatriement des personnes exposées au foyer d’hantavirus. Les passagers américains et australiens sont encore sur l’île espagnole.

Déroulement de l'évacuation

Entamé avec les Espagnols puis les Français, le débarquement des passagers et membres d’équipage du MV Hondius, où a été détecté un foyer d’hantavirus, s’est échelonné toute la journée de dimanche aux Canaries, les évacués rentrant peu à peu en avion vers leurs pays. « Plus de 90 » passagers et membres d’équipage auront quitté le bateau de croisière au total à la fin de la journée de dimanche, a chiffré le secrétaire d’État espagnol à la Santé, Javier Padilla. L’opération, « complexe » et « inédite », doit s’achever ce lundi, avant le départ du « Hondius » vers les Pays-Bas prévu autour de 18 heures (GMT), selon les autorités espagnoles.

Situation sanitaire

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu. Sortis en premier du MV « Hondius » dans la matinée, les 14 Espagnols évacués ont atterri peu avant 13 heures (GMT) à la base militaire de Torrejón, près de Madrid. Ils ont ensuite pris la route vers l’hôpital militaire Gómez Ulla, dans le sud-ouest de la capitale espagnole, où ils ont été mis en quarantaine et seront suivis médicalement.

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Cas français

Pour les cinq Français du « Hondius » qui ont atterri en fin d’après-midi au nord de Paris, la donne est légèrement différente car l’un d’entre eux a « présenté des symptômes dans l’avion », a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu, ce qui a poussé les autorités à les placer « tout de suite en isolement strict jusqu’à nouvel ordre ». Des mesures d’isolement pour les cas contacts vont être mises en place.

Protocole de débarquement

Depuis dimanche matin, quelques heures après l’arrivée du MV « Hondius » au port industriel de Granadilla, sur l’île de Tenerife, des dizaines de passagers et membres de l’équipage sont sortis du navire. Le protocole est le même pour tous : les occupants prennent place à l’arrière d’un zodiac vêtus de combinaisons de protection individuelle, portant des masques FFP2, ainsi que des charlottes jetables sur la tête. Puis un car rouge de l’Unité d’urgence de l’armée espagnole les emmène jusqu’à l’aéroport de Tenerife-Sud. Sur le tarmac, les premiers évacués ont été vus en train de changer de combinaisons avant de monter dans les avions.

Organisation des vols de rapatriement

Au total, plus d’une centaine de personnes doivent être évacuées d’ici à lundi soir au plus tard, car « à 19 heures » (18 heures GMT) ce jour-là, « le navire mettra le cap sur les Pays-Bas », avec une partie de l’équipage resté à bord, a annoncé la directrice de la Protection civile espagnole, Virginia Barcones, à la télévision. Un vol de rapatriement est arrivé aux Pays-Bas, et d’autres sont partis en direction du Canada, de la Turquie, du Royaume-Uni et d’Irlande. « Le dernier vol est prévu pour demain (lundi), ce sera un vol en direction de l’Australie », a déclaré la ministre espagnole de la Santé, Mónica García. L’avion devant ramener des Américains est toujours sur la piste à l’aéroport de Tenerife-Sud. En milieu de semaine déjà, trois personnes avaient été débarquées au Cap-Vert avant de rejoindre l’Europe.

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Suivi médical

L’OMS a annoncé que tous les passagers du MV « Hondius », parti le 1er avril d’Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des « contacts à haut risque » et devront faire l’objet d’une surveillance pendant quarante-deux jours. Ces derniers jours, les autorités régionales des Canaries s’étaient fermement opposées à l’accostage sur l’archipel du MV « Hondius », des habitants exprimant également leurs craintes. L’OMS martèle de son côté publiquement que la situation actuelle n’est pas comparable à celle du début de l’épidémie de Covid-19 en 2020, même si la crise a suscité une inquiétude mondiale.

Caractéristiques du virus détecté

L’hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l’hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines.