L'Union départementale de la CGT des Alpes-Maritimes s'est rassemblée ce mercredi 24 juin 2026 devant son local du boulevard Jean-Jaurès à Nice pour lancer la campagne des élections professionnelles dans la fonction publique. Une poignée de représentants syndicaux des Finances publiques, de la santé et des agents territoriaux étaient présents pour souligner l'importance de ce scrutin et exposer leurs revendications.
Des conditions de travail dégradées
Bertrand Houdril, de la CGT Finances publiques, a déploré la dégradation des conditions de travail : « Nos conditions de travail se dégradent, nous manquons de moyens et d'argent, des services sont supprimés, les agents ont du mal à accomplir leurs missions. Notre rôle est de faire appliquer la loi concernant la protection des agents et mettre tout en place pour travailler dans les meilleures conditions. »
Revendication clé : hausse du point d'indice
Parmi les principales revendications figure l'augmentation du point d'indice de la fonction publique, actuellement à 4,92 euros. Les syndicats demandent qu'il passe à 6,50 euros. « Pour beaucoup, la fin du mois s'arrête le 15, et malgré la revalorisation du SMIC, 900 000 agents demeurent en dessous », a ajouté Bertrand Houdril. Laurent Gleizes, responsable CGT Santé et Actions sociales, a renchéri : « Comment vivre avec moins de 2 000 euros par mois ? Une augmentation du point d'indice n'est pas une aberration. »
Un scrutin majeur pour 80 000 agents dans les Alpes-Maritimes
Ronan Lapierre, coordinateur régional des agents territoriaux en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a rappelé l'ampleur des élections : « Elles concernent 5,7 millions d'agents de la fonction publique en France et 80 000 dans les Alpes-Maritimes. Ce sont les plus grosses élections professionnelles. » Julien Picot, responsable CGT des agents territoriaux du Département et élu d'opposition (Parti communiste) à Nice, a insisté : « Le seul moyen pour défendre ses droits, c'est de voter aux élections professionnelles. Nous sommes depuis des années dans une logique ultralibérale mais chaque année, 212 millions d'euros sont reversés au patronat par l'État. Si cette somme était mise à disposition de la fonction publique, on pourrait renforcer le service public. »
Un appel à défendre le service public
Julien Picot a également critiqué certains élus locaux : « Une partie des maires du département se comportent comme des seigneurs féodaux. » Il a conclu en affirmant : « Le service public est notre bien commun. »



