Baisse historique des déplacés forcés dans le monde en 2025
Baisse historique des déplacés forcés en 2025

Pour la première fois depuis une décennie, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde a diminué en 2025, selon un rapport publié mercredi par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Cette baisse, bien que modeste, marque un tournant après des années de hausse continue.

Une diminution de 2 % par rapport à 2024

Le HCR estime que 117,3 millions de personnes étaient déplacées de force à travers le monde à la fin de l’année 2025, contre 119,8 millions un an plus tôt, soit une réduction de 2 %. Ce chiffre inclut les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.

Cette baisse est principalement attribuée à une diminution des conflits dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, ainsi qu’à une hausse des retours volontaires dans des pays comme le Soudan du Sud et la Syrie.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des progrès fragiles

Malgré cette amélioration, le HCR met en garde contre un optimisme excessif. Le nombre de déplacés forcés reste à un niveau historiquement élevé, et les crises humanitaires persistent dans de nombreux pays. Les changements climatiques et les tensions géopolitiques pourraient inverser la tendance.

« Nous assistons à un signe encourageant, mais la situation demeure précaire pour des millions de personnes », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi. « La communauté internationale doit continuer à investir dans la paix et la résilience. »

Les déplacés internes toujours majoritaires

Sur les 117,3 millions de déplacés forcés, 68,3 millions étaient des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, soit une légère baisse par rapport à 2024. Les réfugiés, quant à eux, représentaient 35,4 millions de personnes, un chiffre stable.

Les principaux pays d’origine des réfugiés restent la Syrie, l’Afghanistan et le Venezuela. En revanche, des progrès ont été enregistrés en Éthiopie et au Burkina Faso, où des accords de paix ont permis le retour de certaines populations.

Un appel à l’action

Le rapport du HCR souligne que la baisse des déplacements forcés est le résultat d’efforts diplomatiques et de résolutions de conflits, mais aussi de l’aide humanitaire. Cependant, de nouvelles crises, comme celle au Soudan, pourraient rapidement faire grimper les chiffres.

« Chaque personne déplacée a besoin de protection et de solutions durables », insiste Grandi. « Nous devons renforcer la coopération internationale pour prévenir les déplacements et soutenir les retours volontaires. »

En conclusion, cette première baisse en dix ans est une lueur d’espoir, mais elle ne doit pas masquer l’ampleur des défis à venir. La communauté internationale est appelée à maintenir son engagement en faveur de la paix et de la protection des droits humains.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale