L'affaire dite « Team Musul » a mis au jour un projet de départ de cinq jeunes Français vers le Mozambique pour rejoindre les rangs de l'organisation État islamique (EI). Selon les informations du Monde, le groupe, composé de jeunes âgés de 18 à 25 ans, a été démantelé par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en début d'année 2026.
Un projet organisé via les réseaux sociaux
Les investigations ont révélé que les membres de la cellule se sont rencontrés sur des plateformes de messagerie cryptée, où ils partageaient une idéologie radicale. Ils prévoyaient de se rendre au Mozambique, pays d'Afrique australe où l'EI est actif dans la province du Cabo Delgado, pour y recevoir un entraînement militaire et participer aux combats. Le groupe s'était auto-surnommé « Team Musul », un clin d'œil à leur projet commun.
Un démantèlement précoce
La DGSI a surveillé les suspects pendant plusieurs mois avant de procéder à leur interpellation. Les perquisitions ont permis de saisir des téléphones portables, des ordinateurs et des documents faisant état de leur projet. Mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste, les cinq jeunes ont été placés en détention provisoire. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a souligné la détermination des mis en cause et la réalité de leur projet de départ.
Le Mozambique, nouvelle terre de djihad
Le Mozambique est devenu ces dernières années un foyer du djihadisme en Afrique. L'EI y a établi une présence via le groupe Ansar al-Sunna, également connu sous le nom de « Al-Shabaab du Mozambique ». Depuis 2017, les attaques se multiplient dans le nord du pays, provoquant des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes. La région attire des combattants étrangers, notamment en provenance d'Afrique de l'Est et du Moyen-Orient.
Cette affaire illustre la capacité de l'EI à recruter des jeunes Occidentaux pour des théâtres d'opération moins connus, comme le Mozambique. Les autorités françaises restent vigilantes face à ce phénomène, qui pourrait s'amplifier avec la déstabilisation de la région.



