À Rennes, la Vilaine retrouve le ciel pour devenir un îlot de fraîcheur
Rennes : la Vilaine à ciel ouvert pour un îlot de fraîcheur

Des travaux hors norme s'achèvent à Rennes, en Ille-et-Vilaine, avec la destruction des derniers mètres de la dalle de béton qui masquait le fleuve Vilaine depuis soixante ans. La maire de la capitale bretonne, Nathalie Appéré, a annoncé jeudi 7 mai 2026 la fin de la première phase du chantier, visant à découvrir le cours d'eau pour en faire un îlot de fraîcheur en plein centre-ville.

Un chantier titanesque pour libérer le fleuve

Construit en 1963, à l'époque où la voiture régnait en maître, le parking recouvrait près de 6 600 m2 du fleuve sur 270 mètres de long. Pour le démolir, les ouvriers ont utilisé une pelleteuse montée sur une barge flottante, qui a broyé les deux kiosques de l'ancien parking et le reste de la dalle de béton. Au total, 6 000 tonnes de béton et 1 000 tonnes de bitume ont été évacuées par voie fluviale.

La maire socialiste a souligné, lors d'une visite de chantier ouverte à la presse, l'ambition climatique du projet, mais aussi la volonté d'embellissement de la ville. Selon les prévisions, Rennes connaîtra un climat équivalent à celui de Toulouse d'ici 2050, d'où l'importance de créer des espaces de fraîcheur.

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Un projet d'ici 2028 pour végétaliser et aménager

Une fois la démolition terminée, les travaux se poursuivront jusqu'à mi-2028. Ils prévoient la construction d'une passerelle, de pontons, de gradins et la plantation de 200 arbres pour végétaliser le site. L'objectif est de créer un îlot de fraîcheur au cœur de la ville, offrant un espace de respiration aux habitants et aux visiteurs.

Le budget total du projet, porté par la ville et la métropole, s'élève à 29 millions d'euros. La maire a également assuré que la suppression du parking de près de 300 places n'a pas eu d'impact sur la fréquentation du centre-ville, selon les données GPS.

Un riverain ravi de la transformation

Gilles Philippart, un riverain de 50 ans, se réjouit de profiter désormais d'une jolie vue sur la rivière depuis son appartement, alors qu'il donnait auparavant sur un parking pas très élégant. Il témoigne de l'impact positif du projet sur le cadre de vie.

Plusieurs villes dans le monde ont déjà entrepris des travaux similaires pour réhabiliter leurs fleuves, comme Séoul en Corée du Sud, Utrecht aux Pays-Bas ou encore Quimper dans le Finistère. Rennes s'inscrit ainsi dans une tendance mondiale de renaturation urbaine.

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