Les supporters parisiens risquent d'être déçus. La préfecture de police de Paris a annoncé ce samedi être « défavorable » à la mise en place d'une fan zone dans la capitale le 30 mai, jour de la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal. Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait pourtant exprimé récemment son souhait d'organiser une fan zone pour permettre aux supporters de suivre la deuxième finale consécutive du club de la capitale, prévue à 18 heures à Budapest.
Un calendrier surchargé le 30 mai
La préfecture de police justifie son opposition par la programmation de plusieurs événements majeurs le même jour. Sont notamment prévus un concert de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France, un autre du rappeur Damso à La Défense Arena, ainsi qu'un concert de Bouss à l'Accor Arena. Par ailleurs, le tournoi de tennis de Roland-Garros 2026 sera également en cours à cette période.
« La préfecture de police échange avec l'ensemble des parties sur les différents événements prévus afin de permettre aux habitants de l'agglomération parisienne de profiter des festivités en sécurité », a-t-elle déclaré à l'AFP. Elle rappelle que « son rôle est d'assurer la sécurité de celles et ceux qui souhaitent faire la fête mais aussi de s'assurer que celles et ceux qui voudraient profiter d'un moment de liesse pour commettre des infractions ne puissent perturber la quiétude de tous ».
Nuñez critique la décision « unilatérale » de Grégoire
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait déjà exprimé ses réserves face à l'annonce « de manière unilatérale » du maire de Paris concernant l'installation d'une fan zone. « En général, on discute un peu, avec le préfet de police, avant ça. Ça n'a pas été le cas. Il faudra qu'on voie où cette fan zone va être organisée », avait-il déclaré.
Les craintes liées à la sécurité sont renforcées par les incidents survenus après la demi-finale face au Bayern. Ce soir-là, 127 personnes avaient été interpellées dans l'agglomération parisienne, 11 avaient été blessées dont une grièvement, et 23 policiers avaient été légèrement atteints. L'année précédente, après la victoire en Ligue des champions, les forces de l'ordre avaient procédé à plus de 500 interpellations suite à des célébrations entachées par des violences à Paris et en région.



