L’Orb sous la surveillance tout l’été des gendarmes et agents de l’ONF. Des patrouilles communes ONF et gendarmerie ont débuté sur l’Orb et vont durer toute la saison estivale dans les hauts cantons Biterrois. Ces missions sont essentiellement préventives, mais la vigilance reste de mise.
Des descentes en canoë pour marquer les esprits
Ce lundi de Pentecôte, une action conjointe des militaires de la compagnie de gendarmerie de Béziers et de l’Office national des forêts (ONF) a marqué le début de la période estivale sur les rives de l’Orb. Les militaires et agents territoriaux descendent la rivière en canoë afin de montrer une présence renforcée et dissuader les comportements à risque.
Des opérations régulièrement répétées tout l’été
Ces descentes sont répétées à plusieurs reprises durant tout l’été, quand les rives de l’Orb sont les plus fréquentées. L’objectif est de prévenir les atteintes à l’environnement, notamment les dépôts sauvages, les feux de bivouac et les barbecues, quelles que soient les conditions météorologiques. “On retrouve fréquemment des traces de feux sur les rives, le risque est énorme l’été. On peut provoquer de graves incendies même au bord de l’eau.” Ces patrouilles permettent aussi de repérer les imprudences comme la navigation sans gilet de sauvetage ou sans casque, ainsi que la consommation de stupéfiants. En 2025, malgré les recommandations, 20 verbalisations et 1 délit ont été constatés. Ce lundi, une amende pour consommation de stupéfiant et une autre de 135 euros pour feu allumé ont été dressées.
Un rendez-vous convivial entre acteurs locaux
L’opération, facilitée par les communes riveraines et les acteurs touristiques locaux, change de l’ordinaire pour les gendarmes. Sous la houlette du capitaine Dhoosche, adjoint au commandant de la compagnie de gendarmerie de Béziers, et de Romain Margail, du service police de l’ONF, un équipage s’est élancé du barrage en aval de Colombières-sur-Orb pour rejoindre Roquebrun, après une collation conviviale en présence du chef de la brigade de Saint-Pons-de-Thomières et des élus de Colombières-sur-Orb, Saint-Martin-l’Arçon et Mons-la-Trivalle.
Des sanctions très lourdes en cas d’incendie
Pour rappel, un incendie de forêt causé par imprudence ou négligence (barbecue mal éteint, etc.) expose à une peine maximale de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Des facteurs aggravants peuvent alourdir la sanction : jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende si l’incendie blesse une personne ou cause des dommages environnementaux importants. Si l’accident entraîne un arrêt de travail d’au moins huit jours, l’auteur risque cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. En cas de décès, la peine peut atteindre sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.



