L'inflation actuelle est principalement tirée par la flambée des prix de l'énergie
Les derniers chiffres de l'Insee confirment une inflation supérieure aux prévisions en avril, atteignant +2,1% sur un an. Cette hausse s'explique essentiellement par la forte augmentation des prix de l'énergie, qui ont bondi de 31,4% en avril par rapport à l'année précédente, après déjà 18,1% en mars. Les prix du gazole ont grimpé de 42,1%, ceux de l'essence de 17,8% et ceux des combustibles liquides de 58,9%.
Impact sur le budget des ménages en Nouvelle-Aquitaine
Selon les données de la Dreal et du Sdes, un véhicule parcourt en moyenne 12 000 kilomètres par an dans la région. Les voitures diesel, qui représentent 52% du parc automobile, roulent davantage (14 000 km/an) que les moteurs essence (9 000 km/an). En mai 2026, le budget annuel moyen pour un véhicule diesel s'élève à 1 657 euros, contre 1 226 euros avant la crise au Moyen-Orient. Cela représente une augmentation de 431 euros par an, soit 36 euros par mois. Pour les véhicules essence, la hausse est de 292 euros par an et 25 euros par mois, le prix au litre passant de 1,71 à 2,03 euros.
Les prix de l'alimentation restent stables
Contrairement à l'énergie, la progression des prix alimentaires a ralenti à +1,2% en avril sur un an, après +1,8% en mars. Le panier test réalisé par Sud Ouest dans cinq magasins de Gironde montre une stagnation, voire une baisse des prix depuis un an : -8% à La Teste, -1% à Libourne, -3% à Langon, -6% à Blaye. Cependant, les conséquences de la hausse du prix du baril pourraient se faire sentir ultérieurement sur les produits alimentaires.



