Pesticides, métaux lourds, Pfas, bisphénols, microplastiques, emballages alimentaires, hexane… Qu’elles soient utilisées directement sur les exploitations agricoles ou dans l’industrie dans son ensemble, les substances liées à l’activité humaine n’ont jamais été aussi nombreuses. Depuis l’invention de la chimie, des centaines de milliers de nouvelles molécules ont été synthétisées, inondant d’abord le marché avant de se retrouver à l’état de résidus un peu partout sur la planète.
Une fois dans nos assiettes, ces agents synthétiques infiltrent notre système digestif et pour les plus pernicieux, interagissent avec nos cellules. La contamination est si large qu’aucun échantillon prélevé, aucun cheveu, aucune fiole d’urine ne revient négatif. En 2019, Santé publique France faisait analyser environ mille personnes à la recherche de polluants éternels. Les quantités se sont avérées très faibles, mais toutes en avaient dans leur organisme.
Cette omniprésence des substances chimiques dans le corps humain soulève des questions sur les effets à long terme sur la santé. Les chercheurs appellent à une surveillance accrue et à des régulations plus strictes pour limiter l'exposition de la population à ces polluants.



