Jusqu'au 13 juin 2025, le sommet de l'ONU sur les océans se tient à Nice. La France en profite pour promouvoir la ratification du traité sur la haute mer, un texte crucial pour la protection des océans. Voici ce qu'il contient.
Protéger la ressource
Le texte, officiellement nommé "Traité international pour la protection de la haute mer et de la biodiversité marine" (BBNJ), existe depuis deux ans. Son objectif principal est de protéger les mers et océans au-delà des zones économiques exclusives (ZEE), c'est-à-dire la haute mer, qui représente 60 % de l'océan et la moitié de la surface terrestre. Le traité souligne que si la haute mer offre des avantages écologiques, économiques, sociaux, culturels et scientifiques inestimables, elle subit une pression croissante due aux activités humaines. Pour éviter la dégradation de ces ressources, il faut encadrer l'exploitation des fonds marins, limiter la pollution et protéger la faune et la flore.
Six objectifs clairs
Le traité fixe six grands objectifs, élaborés à la lumière des dernières découvertes sur l'effondrement de la biodiversité et le changement climatique :
- Définir un cadre réglementaire pour les activités en haute mer
- Reconnaître la haute mer comme patrimoine commun de l'humanité
- Internationaliser les décisions sur les études d'impact environnemental
- Assurer un partage juste et équitable des avantages issus des ressources génétiques marines
- Créer des aires marines protégées pour préserver, restaurer et maintenir la biodiversité et les écosystèmes
- Produire des connaissances, une compréhension scientifique et des innovations techniques
60 voix nécessaires
Adopté par l'ONU en 2023, le traité nécessite la ratification d'au moins 60 pays pour entrer en vigueur. En ouverture du sommet, la France a annoncé que 30 pays avaient déjà signé, et une quinzaine se sont engagés à le ratifier. Emmanuel Macron s'est félicité : "En deux ans, par cette mobilisation collective, nous aurons réussi à faire appliquer enfin ce traité qui va permettre de lutter efficacement contre la pêche illégale et de protéger les deux tiers des océans et la moitié de la planète."



