Mérignac inaugure la place Campana rénovée et végétalisée
Place Campana rénovée à Mérignac : une bouffée d'air frais

La nouvelle place Campana, réaménagée et végétalisée, a été inaugurée samedi 23 mai, en petit comité. L’occasion de faire le point sur la politique verte de la Ville, en ces temps caniculaires. Au fond, ce samedi 23 mai, début de week-end annonçant une nouvelle période de canicule précoce, n’est pas mal choisi pour inaugurer une place rénovée et végétalisée, réponse au dérèglement climatique qui s’annonce de plus en plus brûlant. Sauf qu’il y a eu « un petit raté » de communication, pour cette cérémonie déjà retardée pour cause de municipales : les invitations ne sont pas parvenues aux habitants, qui sont ce matin moins nombreux que les élus sur la petite place Campana, dans le quartier d’Arlac, à Mérignac. Qu’importe, un autre rendez-vous est annoncé, mais le maire PS Thierry Trijoulet n’a pas remisé son discours sur le projet, inscrit dans la « philosophie politique » municipale d’amélioration de la qualité de vie et de lutte contre le réchauffement. Soit le programme Mérignac ville verte, lancé sous les mandats d’Alain Anziani, et qu’il s’agit aujourd’hui de continuer.

Un projet inscrit dans la politique municipale

« On ne part pas de rien », dit le maire qui envoie les chiffres : « 1 200 hectares de coulée verte, 411 d’espaces publics et privés dédiés à la nature, 70 d’espaces verts ou d’équipements sportifs, 15 de parcs publics… » Sans parler des jardins partagés. Inauguration en petit comité autour de Thierry Trijoulet (au micro) de la place Campana réaménagée, le 23 mai. Où l’on apprend aussi que Charles Campana était né Corse, « comme Alain Anziani », avant de devenir lui aussi maire de Mérignac, dans les années 1920, puis de donner son nom à cette placette inaugurée en 1925, réaménagée dans les années 1970. « Elle était tombée en désuétude. C’était une place engoncée, avec des pavés. On a tout désossé », présente l’adjoint à l’espace public Gérard Chausset.

Des aménagements concrets pour la fraîcheur

Concrètement, ça donne 300 m² d’espace désimperméabilisé, un petit cheminement calcaire, un nouveau mobilier urbain – tables de pique-nique, pergolas végétales, jeux de société – et un terrain de pétanque refait à neuf. Et surtout dix nouveaux arbres – platanes en cépée, cerisiers du Tibet, amélanchiers, érables… Qui s’ajoutent aux « 100 000 arbres plantés lors de la dernière mandature », Mérignac étant championne de la métropole en la matière, assure-t-on. « Le réaménagement a été concerté avec les habitants, dans le cadre d’un budget participatif, qu’on a rallongé », retrace Stéphane Castéran, directeur de la proximité et de la tranquillité. Budget total : 250 000 euros, après un an de travaux.

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Des îlots de fraîcheur pour lutter contre la chaleur

Modeste, mais bénéfique. « Ça fait partie de tous ces aménagements qui créent une trame végétalisée en ville, resitue Bastien Rivières, adjoint à la transition écologique. Des îlots de fraîcheur qui préservent les riverains. C’est petit en surface, mais grand en degrés gagnés. » Il renvoie à la carte interactive « Mérignac ville verte », disponible sur le site de la ville, qui recense les endroits pour profiter de la nature et les projets à venir. Pour ce mandat, « on a identifié à peu près 200 sites, souvent bitumés, à désimperméabiliser. Avec des arbres engoncés qu’on va décroûter », expose Gérard Chausset, citant en exemple la très minérale Fontaine d’Arlac, toute proche. « Il s’agit de redonner de l’air à la nature. » Bref, le calendrier des inaugurations s’annonce chargé. La prochaine en juin, avec un nouveau parc aménagé à Chemin-Long, près de la rue Paul-Dukas.

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