Plage Nord de Port-Camargue : la baignade est de nouveau possible cet été
Plage Nord de Port-Camargue : baignade possible cet été

Le collectif de la plage Nord de Port-Camargue exprime sa satisfaction : la baignade sera possible cet été. Après près d'un an d'échanges et d'études, un compromis a été trouvé, préservant à la fois le développement des zostères, une herbe marine, et un accès agréable à la baignade.

Une mobilisation citoyenne

Il y a un peu plus d'un an, un collectif s'est créé pour se mobiliser contre « l'envahissement » de la plage nord de Port-Camargue par des zostères, des herbes marines. Depuis plusieurs mois, des habitants, résidents secondaires, vacanciers ou professionnels du tourisme avaient constaté d'importantes accumulations de zostères sur cette plage, rendant l'accès à la baignade de plus en plus difficile sur certains secteurs.

Les zostères, un atout pour l'environnement

Les zostères sont des herbes marines qui témoignent de la bonne santé du milieu marin et qui ont de nombreux bénéfices, comme l'avaient expliqué les scientifiques du Seaquarium lors d'une réunion au Grau-du-Roi en août 2025, devant plus de 200 personnes. Ils avaient notamment souligné que les zostères (inodores, contrairement à la vase ou aux algues) luttent contre l'érosion, produisent de l'oxygène et abritent de nombreux poissons, dont des espèces protégées.

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Pétition et concertation

« Nous avions lancé une pétition qui a recueilli plus de 1 500 signatures », rappelle Hélène Establet, membre du collectif plage Nord Port-Camargue. « L'objectif était de sensibiliser les pouvoirs publics et de rechercher des solutions permettant de concilier la préservation du littoral et le maintien des activités balnéaires. » Aujourd'hui, à l'issue des travaux menés depuis le mois de mars, le collectif affiche sa satisfaction devant l'efficacité des réalisations. « Nous avons toujours souhaité mener une démarche constructive et respectueuse du dialogue démocratique. Notre objectif était simplement de faire entendre la voix des usagers de la plage Nord et de trouver des solutions adaptées à la situation », soulignent les représentants du collectif.

Un compromis entre biodiversité et baignade

Concernant les travaux, il a fallu mettre en place des mesures permettant à la fois de préserver l'intérêt de la biodiversité lié à ces plantes marines tout en préservant un usage agréable de la plage. « Tout l'enjeu était de trouver un compromis entre le développement de cet écosystème et les activités de baignade », confirme Aude Javelas, responsable plages environnement de la ville du Grau-du-Roi.

Une bande de 20 mètres dégagée pour la baignade

Il a fallu plus d'un an d'échanges entre tous les acteurs concernés (municipalité, collectivités territoriales, scientifiques, collectif, services de l'État…) pour trouver ce compromis. « Nous avons finalement validé ensemble une bande utile à la baignade, d'une largeur de 20 mètres, sur les 150 mètres de long compris entre les deux épis de la plage », poursuit Aude Javelas. « Il s'agissait de travaux un peu inédits, nous avons testé une méthode pour y parvenir, permettant de retirer les herbiers sur la bande des 20 mètres, de les déposer ensuite sur la plage avant de les évacuer. Avec un premier passage en mars, qu'il a fallu compléter par un deuxième passage mi-mai. »

Un travail minutieux avec une machine spéciale

L'enlèvement des zostères de la plage a demandé un travail conséquent (une bonne dizaine de jours) et a pu se faire grâce à une machine spéciale, louée par la commune. « Une machine qui ratisse avec légèreté les herbiers humides, sans cribler ou creuser le sable, et qui n'impacte pas les laisses de mer », souligne Aude Javelas. Les zostères, prélevées en bord de plage, ont été stockées puis évacuées.

La plage est donc prête pour accueillir les baigneurs cette saison. Sachant que les zostères devraient ensuite reconquérir peu à peu l'espace libéré, justifiant un suivi régulier de cette plage. « Mais on ignore à quel rythme cela va se faire », conclut Aude Javelas.

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