Pour la première fois, le drapeau arc-en-ciel flottera sur la façade de la mairie d'Agen, à l'occasion de la Marche des fiertés prévue samedi 9 mai. Un pavoisement symbolique, limité à 24 heures, qui a nécessité un vote du conseil municipal après une demande des associations locales.
Un vote contrasté
La décision n'a pas fait l'unanimité. L'opposition d'extrême droite s'est prononcée contre, arguant que « l'espace public doit être neutre ». En revanche, l'opposition de droite a voté en faveur de la mesure. Louis Tandonnet, conseiller municipal d'opposition, a justifié son soutien : « Si notre parole publique peut participer au recul des violences vis-à-vis des minorités, il faut y aller. »
Un enjeu de santé publique
Médecin de profession, Louis Tandonnet a souligné l'impact des discriminations sur la santé mentale. « Appartenir à un groupe minoritaire fait augmenter les risques de dépression et de suicide. Mais, si les liens solidaires et une absence de discrimination sont présents, ce risque diminue. » Il a également demandé que ce même pavoisement soit étendu à d'autres manifestations, comme la Journée internationale des droits des femmes ou la Journée contre le racisme.
Cette initiative marque une avancée pour la visibilité LGBT+ à Agen, où la Marche des fiertés rassemblera associations et citoyens pour défendre l'égalité des droits.



