Plus d'un an après les deux séismes dévastateurs du 6 février 2023 dans le sud-est de la Turquie, Google a officiellement reconnu que son système d'alerte sismique était défaillant, selon un rapport. Ces tremblements de terre avaient causé plus de 55 000 morts et fait plus de 100 000 blessés. Le programme défaillant Android Earthquake Alerts avait déjà été pointé par une enquête de la BBC. À l'époque, Google avait nié toute responsabilité. Il admet aujourd'hui que ses algorithmes ont sous-estimé la magnitude des deux séismes.
Un système mondial présenté comme un filet de sécurité
Lancé en 2020, ce système basé sur les capteurs de mouvement des smartphones Android est présenté par Google comme un "filet de sécurité mondial", censé détecter les secousses et avertir les populations quelques secondes avant l'impact. Étendu à 98 pays et 2,3 milliards de téléphones, il devait, lors du drame, générer 10 millions d'alertes de niveau maximal "Take Action" et 67 millions d'alertes "Be Aware".
Des alertes largement insuffisantes
En réalité, seules 9 000 personnes ont reçu l'alerte la plus urgente, assortie d'un signal sonore. Quatre millions ont reçu un avertissement plus discret. Les chercheurs ont évoqué les "limites des algorithmes de détection" à l'origine de cette alerte tardive et sous-calibrée. La BBC souligne que de nombreuses victimes dormaient au moment des secousses. "Seule une alerte plus sérieuse les aurait réveillés", affirme le média britannique, estimant que le bon niveau d'alerte aurait permis "35 secondes d'avertissement en plus pour se mettre à l'abri".
Google promet une amélioration de l'algorithme
Face aux critiques, Google insiste sur le caractère complémentaire de son dispositif, qui ne se substitue pas aux systèmes nationaux d'alerte. Il assure également avoir amélioré son algorithme depuis.



