Après une canicule marquée par des températures record en juin, la France reste confrontée à de fortes chaleurs. Plusieurs départements ont déjà été placés en vigilance orange avec des températures pouvant dépasser les 40 °C.
Quand le corps humain ne parvient plus à se refroidir
Dans ce contexte, une question se pose : à partir de quel seuil notre corps n'est-il plus capable de se refroidir efficacement ? Car la chaleur n'est pas seulement une source d'inconfort. Elle peut perturber les mécanismes qui permettent à notre organisme de réguler sa température interne, généralement comprise entre 36,5 et 37,5 °C.
Lorsque les mécanismes de régulation sont dépassés, la température interne commence à grimper, ce qui peut conduire à un coup de chaleur, la forme la plus grave des affections liées à la chaleur.
La transpiration, principal mécanisme de refroidissement
L'enjeu est donc de comprendre à partir de quel moment ce système de refroidissement cesse d'être suffisamment efficace pour protéger l'organisme. En réalité, il n'existe pas une température de l'air unique à partir de laquelle ce seuil est atteint. Tout dépend également de l'humidité qui influence la capacité de la sueur à s'évaporer. Il faut effectivement rappeler que la transpiration constitue le principal mécanisme de refroidissement de notre organisme.
En s'évaporant à la surface de la peau, la sueur évacue une partie de la chaleur corporelle et contribue ainsi à maintenir la température interne stable. Ainsi, lorsque l'air est très humide, cette évaporation devient beaucoup moins efficace. Même s'il continue à transpirer, le corps humain peine à dissiper la chaleur qu'il produit.
La température du thermomètre mouillé, un indicateur clé
C'est pourquoi les scientifiques s'intéressent à la température du thermomètre mouillé, un indicateur qui combine la chaleur et l'humidité pour évaluer la capacité du corps à se refroidir par évaporation. Les chercheurs estiment qu'au-delà d'une température du thermomètre mouillé d'environ 30 °C, l'évaporation de la sueur ne suffit plus à compenser la chaleur accumulée par l'organisme. Dans ces conditions, la température interne peut rapidement dépasser les 40 °C et provoquer un coup de chaleur.
Concrètement, cela ne signifie pas que le corps cesse de se refroidir dès que la température de l'air atteint 30 °C. Plus l'air est humide, plus cette limite peut être atteinte avec une température extérieure moins élevée.
Des températures moins extrêmes mais prolongées peuvent aussi être dangereuses
Toutefois, il n'est pas nécessaire d'atteindre ce stade pour que la chaleur devienne dangereuse. Des températures moins extrêmes mais prolongées peuvent aussi avoir des conséquences néfastes sur la santé. Plusieurs jours consécutifs de fortes chaleurs, en particulier lorsque les nuits restent chaudes, peuvent ainsi entraîner une déshydratation, une aggravation de maladies cardiovasculaires ou respiratoires ainsi qu'une augmentation de la mortalité chez les personnes les plus vulnérables.



