Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce dimanche que le niveau de risque lié à la grippe aviaire passait de « élevé » à « modéré » sur l'ensemble du territoire métropolitain. Cette décision, effective à partir de ce lundi, s'appuie sur une diminution significative des cas d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) chez les oiseaux sauvages et dans les élevages.
Un contexte épidémiologique favorable
La baisse des températures et l'absence de nouveaux foyers majeurs ces dernières semaines ont conduit les autorités sanitaires à revoir à la baisse l'alerte. « La circulation virale est en net recul, ce qui permet un allègement des mesures de précaution », précise le communiqué officiel. Toutefois, les experts rappellent que le virus circule toujours et que la vigilance reste de mise, notamment dans les zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs.
Mesures allégées mais maintenues
Avec ce passage en niveau modéré, plusieurs contraintes sont levées pour les éleveurs de volailles. Ainsi, le confinement obligatoire des animaux n'est plus requis dans les zones à risque, mais des mesures de biosécurité renforcées restent en vigueur. Les rassemblements d'oiseaux sont à nouveau autorisés sous conditions, et les transports d'animaux vivants sont facilités. Néanmoins, toute suspicion de cas doit être immédiatement signalée aux services vétérinaires.
Une situation sous surveillance
Les autorités appellent à la prudence, en particulier dans les régions où la densité d'élevages est forte, comme la Bretagne et les Pays de la Loire. Des analyses régulières sont menées sur les oiseaux sauvages et les élevages pour détecter précocement toute reprise épidémique. Le niveau de risque pourrait être réévalué à la hausse si les conditions sanitaires se dégradaient.
Cette décision intervient alors que la France avait été placée en niveau « élevé » depuis novembre dernier, après une recrudescence de cas en Europe. L'épizootie de grippe aviaire a entraîné l'abattage de millions de volailles et des restrictions commerciales importantes. Le passage en niveau modéré est perçu comme un signe d'amélioration, mais la menace d'une résurgence, liée aux migrations printanières, n'est pas écartée.



