Dans une note publiée le 19 mai 2026 par l'Observatoire Défense et Climat de l'Institut des Relations internationales et stratégiques (IRIS), il est révélé que les États-Unis et la Russie mènent une intense guerre informationnelle contre l'Europe pour freiner la transition écologique. Producteurs de pétrole et de gaz, ces deux pays voient leurs intérêts économiques menacés par les politiques climatiques européennes.
Des stratégies de désinformation distinctes
Selon la note, les États-Unis et la Russie adoptent des approches différentes en matière de désinformation climatique. Les États-Unis, premier producteur mondial de pétrole et de gaz, s'appuient sur des think tanks et des médias pour semer le doute sur la réalité du réchauffement climatique et l'efficacité des énergies renouvelables. La Russie, quant à elle, cible directement les leviers de la transition, comme les éoliennes, en les rendant responsables de coupures d'électricité ou en exagérant les impacts négatifs.
Exemples concrets de désinformation
La note cite plusieurs exemples récents de désinformation :
- Des éoliennes accusées à tort de provoquer des coupures d'électricité en Europe.
- Le bilan humain d'une inondation en Allemagne gonflé par des sources russes.
- Des hivers qualifiés de très froids alors qu'ils sont en réalité plus doux qu'il y a dix ou vingt ans.
Ces intox visent à discréditer les énergies renouvelables et à minimiser l'urgence climatique.
Une menace pour la transition écologique
L'IRIS souligne que cette guerre informationnelle représente une menace sérieuse pour la transition écologique en Europe. En sapant la confiance du public dans les politiques climatiques, les États-Unis et la Russie cherchent à protéger leurs industries fossiles. La note appelle les gouvernements européens à renforcer leur résilience face à la désinformation et à promouvoir une information scientifique rigoureuse.
Cette analyse intervient alors que l'Union européenne intensifie ses efforts pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Les auteurs de la note insistent sur la nécessité de contrer les récits trompeurs qui freinent l'adoption des énergies propres et des mesures d'adaptation climatique.



