Un observateur engagé à la COP30
Louis Salze, 21 ans, originaire du Gard, participe en tant qu'observateur à la COP30 qui se tient à Belém, au Brésil, jusqu'au vendredi 21 novembre. Étudiant en deuxième année à AgroParisTech, il préside l'association étudiante Les Agrosalacop, dédiée aux enjeux climatiques et aux négociations internationales.
L'association a pour mission de vulgariser les négociations internationales comme la COP auprès des étudiants et sur les réseaux sociaux, via des comptes rendus, des photos et des anecdotes. « Nous publions également des newsletters plus détaillées et participons à des conférences », explique Louis Salze, qui avait déjà assisté aux négociations de Bonn en juin dernier.
Une expérience enrichissante mais frustrante
À Bonn, Louis avait pu suivre les journées de travail où les parties présentaient l'agriculture de leur pays et les défis climatiques. « L'après-midi, des entités comme la Banque mondiale exposaient leurs visions. Les échanges étaient constructifs, sans points bloquants. J'ai particulièrement apprécié la proximité avec certains négociateurs, notamment celui de l'agriculture, avec qui j'ai eu des entretiens d'une heure », se souvient-il.
À Belém, le jeune homme poursuit son observation. Dans son rapport sur la première semaine, il note : « Rien de nouveau sous le soleil ? Les discussions ont avancé, mais aucun tournant décisif n'a émergé. La véritable COP a commencé en seconde semaine avec l'arrivée des ministres. Les négociateurs techniques ont laissé plusieurs options ouvertes que les responsables politiques devront trancher. »
Des blocages liés à des intérêts particuliers
Le 18 novembre, Louis a assisté à l'intervention de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, qui mène les discussions pour la France. « C'est très intéressant et j'apprends beaucoup, mais c'est frustrant de voir que cela n'avance pas plus vite. Il y a beaucoup de blocages, liés à des intérêts particuliers, qui vont à l'encontre de la recherche de solutions. Certains intervenants semblent là pour faire prospérer leurs affaires, pas pour le climat », déplore-t-il.
Il regrette également que cette COP, présentée comme la cause des peuples, laisse peu de place aux autochtones, notamment aux habitants de l'Amazonie. « C'est une pointe de regret », conclut-il.



