Canicule à la mi-juillet : la prédiction de la ministre Barbut contestée par les météorologues
Canicule mi-juillet : prédiction contestée par les météorologues

La ministre de la Transition énergétique, Monique Barbut, a provoqué une onde de choc mercredi sur France Inter en annonçant que « Météo-France nous indique qu’il y a de fortes probabilités pour que, à partir de la semaine d’après (du 6 au 12 juillet), nous revenions à des chaleurs extrêmes, qui pourraient nous amener jusqu’au 14 juillet ». Interrogée par le journaliste Benjamin Duhamel, elle a confirmé qu’une nouvelle canicule pourrait s’étendre jusqu’à la mi-juillet, alors que la France suffoque déjà sous une vague de chaleur historique depuis près d’une semaine.

Les météorologues dénoncent une prédiction irréaliste

Cette déclaration a immédiatement suscité la controverse parmi les spécialistes. Karine Durand, spécialiste des phénomènes météo extrêmes, a fermement réagi : « Personne ne peut dire qu’on aura une canicule dans deux ou trois semaines. Aucun météorologue ne peut le dire. » Elle précise que les températures baisseront à partir de samedi ou dimanche dans la moitié nord, et mardi ou mercredi dans le Sud, mais resteront supérieures aux normales de saison de l’ordre de +3 à +4 degrés.

Steven Tual, météorologue à la tête du site Temps Breton, abonde dans le même sens : « J’ai eu beau regarder tous les modèles, je ne sais pas d’où sortent ces informations. Aujourd’hui, rien ne dit que nous aurons des températures extrêmes. » Selon Karine Durand, l’information pourrait provenir d’un modèle utilisé par Météo-France, mais « ce n’est qu’un modèle parmi d’autres, et cela reste aléatoire ».

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L’impossibilité des prévisions à quinze jours

De l’avis de tous les spécialistes, il est quasiment impossible d’obtenir des données fiables à quinze jours. Même si la tendance reste à la chaleur, Steven Tual nuance : « On aura peut-être 30 degrés à Paris ou à Rennes. Ça reste au-dessus des normales, mais pour l’instant la trajectoire n’est pas celle d’un retour à des températures extrêmes. »

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, s’est montrée plus mesurée que Monique Barbut. Interrogée à la sortie du Conseil des ministres, elle a déclaré : « Le scénario de canicules répétées est l’un des scénarios plausibles et envisagés par Météo-France. C’est à cela que ma collègue faisait référence. On s’y prépare. »

Un été 2026 plus chaud et plus sec que la normale

Ce que les prévisionnistes annoncent depuis plusieurs semaines, c’est que l’été 2026 s’annonce plus chaud et sans doute plus sec que la normale. Karine Durand prévient : « Nous n’avons pas de fraîcheur en vue. Il faut s’y préparer. Il n’est pas impossible que nous ayons d’autres vagues de chaleur comme celle que nous vivons. » La question n’est plus de savoir si une nouvelle canicule surviendra, mais quand elle arrivera.

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