Le gouvernement vénézuélien a annoncé lundi 6 juillet 2026 que le bilan des séismes qui ont frappé le pays la semaine dernière s'est alourdi à plus de 3 500 morts, faisant de cette catastrophe naturelle l'une des plus meurtrières de l'histoire récente du Venezuela.
Un bilan en constante augmentation
Selon les autorités, le nombre de victimes a grimpé à 3 517 décès confirmés, tandis que plus de 5 000 personnes sont toujours portées disparues. Les opérations de secours se poursuivent dans les zones les plus touchées, notamment dans les États de Sucre, Nueva Esparta et Monagas, où des villages entiers ont été rasés.
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a déclaré lors d'une allocution télévisée : "Nous vivons une tragédie sans précédent. Nos pensées vont aux familles des victimes et à tous ceux qui ont perdu leurs proches." Il a également annoncé le déploiement de l'armée pour soutenir les efforts de recherche et de reconstruction.
Des répliques continuent de secouer la région
Les séismes, d'une magnitude de 7,8 et 7,2, ont frappé le nord-est du Venezuela les 1er et 2 juillet, suivis de centaines de répliques. Les experts de l'Institut géophysique vénézuélien préviennent que des secousses secondaires pourraient se produire pendant plusieurs semaines, compliquant les opérations de secours.
Les infrastructures ont été lourdement endommagées : des hôpitaux, des écoles et des routes ont été détruits, entravant l'acheminement de l'aide humanitaire. L'Organisation des Nations unies a déjà mobilisé des équipes d'urgence et des fonds pour venir en aide aux sinistrés.
Une réponse internationale en cours
Plusieurs pays, dont la Russie, la Chine et le Cuba, ont proposé leur soutien. Le gouvernement vénézuélien a accepté l'aide de ces nations, tandis que les États-Unis ont offert une assistance technique mais n'ont pas encore été autorisés à envoyer des équipes sur le terrain en raison des tensions diplomatiques.
Des organisations non gouvernementales locales et internationales, comme la Croix-Rouge, sont à pied d'œuvre pour distribuer de la nourriture, de l'eau et des abris temporaires aux survivants. Selon un porte-parole de la Croix-Rouge vénézuélienne, "la situation est critique, et nous avons besoin de davantage de ressources pour répondre aux besoins immédiats des populations affectées."
Un contexte économique déjà fragile
Cette catastrophe survient alors que le Venezuela est déjà en proie à une grave crise économique et politique, avec des pénuries de médicaments, de carburant et de nourriture. Les experts estiment que le nombre de morts pourrait encore augmenter en raison des difficultés d'accès aux soins et de l'effondrement des infrastructures sanitaires.
Le gouvernement a décrété sept jours de deuil national et a promis des aides financières aux familles des victimes. Cependant, des critiques fusent quant à la gestion de la crise, certains accusant les autorités d'avoir tardé à réagir et de manquer de transparence sur le bilan réel.



