Tremblement de terre à Lombok : le témoignage poignant d'une famille lunelloise
Tremblement de terre à Lombok : récit d'une famille lunelloise

Le 5 août dernier, un violent séisme de magnitude 6,9 a frappé l'île indonésienne de Lombok, en mer de Bali. Pour Cathy Bruneau Papin, originaire de Boisseron dans le Lunellois, son mari Colin et leurs deux enfants, cette journée restera gravée à jamais. En vacances sur la petite île de Gili Air, située au large de Lombok, ils ont vécu des heures d'angoisse et d'incertitude.

Un sentiment d'impuissance face à la catastrophe

Ce jour-là, à 18 h 45, alors que la famille s'apprêtait à dîner, la terre s'est mise à trembler violemment. Pris de panique, ils ont immédiatement quitté leur bungalow pour se mettre en sécurité à l'extérieur, craignant des éboulements. Cathy se souvient du bruit assourdissant qui semblait ne jamais finir et de ce sentiment d'impuissance total face à la puissance du séisme. Grâce à une application sur le téléphone de leurs voisins, ils ont appris que l'épicentre se trouvait à une dizaine de kilomètres. Mais l'information la plus terrifiante fut l'alerte au tsunami. « C'est à cet instant que le stress a envahi nos esprits », confie-t-elle.

Sur une île minuscule, que faire ?

Gili Air ne mesure que 500 mètres de large et 1,5 kilomètre de long. Face à une alerte au tsunami, les options étaient limitées. La famille s'est tournée vers les locaux pour obtenir des consignes. La réponse fut glaçante : « Ils nous ont simplement demandé de prier toute la nuit et d'attendre le lendemain pour savoir si nous étions toujours en vie ! » Plusieurs familles de touristes se sont rassemblées et ont passé la nuit dehors, allongées sur des coussins à même le sol. Les répliques sismiques se sont succédé toute la nuit, mais heureusement, aucune vague dévastatrice n'est survenue.

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Le lendemain : le désastre et le chaos

Au petit matin, la famille s'est dirigée vers le port. Le spectacle était apocalyptique : la plupart des maisons étaient écroulées, les routes gravement endommagées. Une véritable catastrophe. Rejoint l'aéroport, des files d'attente interminables s'étaient formées devant les compagnies aériennes. « C'était le chaos, aucune aide sur place n'a été déployée, c'était un peu du chacun pour soi ! » raconte Cathy. Après cinq longues heures d'attente, ils ont finalement obtenu quatre billets pour l'île de Java, où ils ont pu terminer leurs vacances plus sereinement, même si le cœur gros de laisser tous ces autochtones dans le besoin.

Une fin de séjour sous tension

La fin des vacances en Indonésie fut entachée par la peur constante de vivre un nouveau séisme. Le 23 août, quelques heures avant leur retour en France, une dernière secousse est venue rappeler à Cathy que rien n'est jamais sûr sur cette ceinture de feu du Pacifique. Aujourd'hui, de retour dans le Lunellois, la famille n'oubliera jamais cette expérience traumatisante, mais aussi la solidarité qui a pu naître dans l'adversité.

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