Tempête Nils à Pau : Des arbres emblématiques couchés, des dégâts matériels mais aucun blessé
Tempête Nils à Pau : arbres couchés, dégâts matériels, pas de blessés

Tempête Nils à Pau : Un réveil sous le signe du vent et des arbres renversés

Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 février, la tempête Nils a balayé le Béarn et sa capitale, Pau, avec une violence inédite. Les habitants ont vécu des insomnies massives, réveillés par le rugissement du vent qui a culminé à un record absolu de 145 km/h à 5 heures du matin. Si aucun blessé n'est à déplorer, la ville aux 5 000 palmiers a perdu quelques-uns de ses arbres remarquables, causant des dégâts matériels significatifs.

Des rafales de vent historiques et des conséquences immédiates

Le souffle de la tempête s'est intensifié progressivement : de 50 km/h en fin d'après-midi mercredi, les compteurs ont grimpé à 78 km/h à minuit, 93 km/h à 2 heures, 113 km/h à 3 heures, 136 km/h à 4 heures, pour atteindre le pic à 145 km/h à 5 heures. Ce record a laissé des stigmates visibles au petit matin, alors que le calme revenait. Les services municipaux et les pompiers sont rapidement intervenus pour sécuriser les zones touchées.

Des arbres emblématiques couchés sur des véhicules

Pau, connue pour sa verdure, a vu plusieurs de ses spécimens d'arbres tomber sous la force des rafales. Un grand chêne d'Amérique s'est écrasé à l'angle des avenues Sergent Bernes Cambo et Jean-Sarrailh, bloquant la circulation dans le quartier Saint-Joseph. Non loin de là, un cèdre du Liban de l'avenue Rhin et Danube a endommagé plusieurs véhicules, écrasant un utilitaire et abîmant sérieusement une berline. Une Nissan Micra rouge a même eu une branche plantée droit dans l'habitacle, passant par la vitre avant gauche.

Témoignages et interventions des secours

Élisabeth Weber, habitante de l'avenue de Montardon, témoigne : « Je suis debout depuis 3 heures du matin. Le coup de vent était énorme, cela faisait beaucoup de bruit. » Dans son jardin, un palmier s'est écrasé sur une ligne électrique, faisant ployer un poteau en métal. En centre-ville, rue Emile-Guichenné, un balcon a été retourné par le vent, nécessitant l'intervention des pompiers avec une grande échelle pour sécuriser le trottoir. La police municipale a fermé plusieurs rues le temps des opérations.

Un bilan matériel mais sans victimes

Malgré l'ampleur des dégâts, le constat est rassurant : les stigmates se limitent à de la tôle froissée, des arbres déracinés et des perturbations temporaires. Les voisins Marc, Michel et Jean-Claude, qui ont vu le chêne d'Amérique tomber vers 4 h 30, soulignent la force du vent sans évoquer de blessures. Andréa, étudiante dont la voiture a été touchée, philosophe : « Ce n'est pas grave, c'est comme ça. » Un moindre mal après un tel coup de force de la nature.