Tempête Nils dans les Landes : dégâts matériels et coupures d'électricité massives
Tempête Nils : dégâts et coupures dans les Landes

La tempête Nils frappe violemment les Landes

Dans la nuit du 11 au 12 février 2026, la tempête Nils a déferlé avec une rare intensité sur le département des Landes, provoquant des dégâts matériels considérables et des perturbations majeures. Des milliers de foyers se sont retrouvés privés d'électricité et de réseau téléphonique, plongeant une partie du territoire dans l'obscurité et l'isolement. Les vents violents ont créé un épisode particulièrement angoissant pour de nombreux habitants, impuissants face à la force des éléments.

Des témoignages poignants de résidents

Les Landais ont partagé leurs expériences sur les réseaux sociaux, décrivant une nuit blanche marquée par la peur et l'incertitude. Virginie, l'une des résidentes, raconte : « Un arbre est tombé sur mon terrain mais rien de grave. Toujours de l'électricité pour le moment. Je passe mon temps à me réveiller, je ne suis pas tranquille. On ne pourra que constater les dégâts au lever du jour. » Antoinette exprime son anxiété : « Je suis seule, j'entends du bruit dehors, incroyable mais vrai, mon Dieu ça gronde. »

Maya, habitante d'Audon, décrit des conditions effrayantes : « Tout vole à Audon, les murs et les vitres tremblent tellement le vent est violent. Impossible de dormir, je suis pétrifiée. » Malgré la gravité de la situation, certains tentent de garder le moral. Alain ironise : « J'ai étendu du linge. Sec en deux minutes. J'irai le récupérer dans le village voisin demain matin. » Tony partage une anecdote malheureuse : « J'étais en train de me raser. Plus d'électricité et mon rasoir électrique s'est donc arrêté. J'ai une moitié de barbe aujourd'hui. »

Dégâts matériels importants et situations critiques

Les conséquences de la tempête sont visibles partout dans le département. Charlye constate que son carport est « tout explosé ». Véronique, résidente de Souprosse, annonce : « Ça souffle fort, la moitié de la toiture de ma grange est envolée. Demain, assurance. » Renée, de Villeneuve-de-Marsan, découvre au petit matin : « J'ai mon portail qui a été emporté et la voisine aussi, ainsi que sa serre. Il est 6 h 30 du matin et ça souffle, ça souffle. »

Flaro, habitant de Benquet, s'inquiète pour son trampoline : « À Benquet, rafales impressionnantes. Le trampoline qui était sanglé s'est envolé. Je ne sais même pas où… J'espère qu'il n'aura pas causé trop de dégâts chez mes voisins. Plus d'électricité depuis 2 heures du matin. » Jean Mi tente de se rendre à son travail mais doit renoncer : « À 4 heures, démarré de Castets pour travailler à Mimizan. Après 1 kilomètre, des grosses branches au sol, deux pins en travers de la route. Demi-tour, je rentre. Trop risqué les 40 kilomètres de route. Ce n'est pas mon style mais c'est trop risqué. »

Une situation qui perdure malgré la fin de l'alerte

À 17 heures, le jeudi 12 février 2026, les autorités ont signalé que 104 000 foyers landais étaient encore privés d'électricité, illustrant l'ampleur des dégâts sur les infrastructures. Bien que la vigilance orange « vent » ait été levée, les équipes de secours et les services techniques restent mobilisés pour rétablir la normalité. Les témoignages recueillis sur Facebook, sous pseudonymes, révèlent l'impact psychologique et matériel de cet événement climatique extrême sur la population locale.