Au Japon, les secouristes luttent contre le temps et les éléments à Kumano, dans le sud-ouest du pays, pour retrouver les disparus après des pluies exceptionnelles. Le bilan officiel s'élève à près de 100 morts, et de nombreuses personnes sont toujours portées disparues.
Des opérations de secours délicates
À Kumano, une ville réputée pour ses brosses et pinceaux de maquillage, l'atmosphère est lourde. Les équipes de secours, composées de policiers, pompiers et soldats, travaillent sous un soleil de plomb pour déblayer les débris et rechercher d'éventuels survivants. Des engins de chantier, des pelles et des tronçonneuses sont utilisés pour dégager les maisons détruites par les glissements de terrain.
Dix personnes ont pu être sauvées, mais plusieurs corps ont été retrouvés, sans qu'un chiffre précis soit encore communiqué. Une douzaine de personnes sont portées disparues, mais les sauveteurs craignent que ce nombre n'augmente, car toutes les familles ne se sont pas encore manifestées.
Des témoignages poignants
Kosuke Kiyohara, 38 ans, attend des nouvelles de sa sœur et de ses deux enfants, pris au piège dans leur maison à moitié retournée par la catastrophe. « J'aurais voulu qu'ils soient évacués plus tôt », confie-t-il, conscient que les chances de les retrouver vivants s'amenuisent. Il est venu sur place dès samedi, mais n'a pas réussi à joindre sa sœur depuis vendredi soir.
Naoaki Ogawa, un enseignant de 69 ans, a vécu des moments terrifiants. Alors qu'il fuyait avec sa famille, une coulée de boue a emporté trois voitures devant eux. « En 20 ans de vie ici, il n'y a jamais eu rien de tel. J'ai eu si peur », raconte-t-il. Sa famille a été secourue après avoir été bloquée dans le quartier.
Un retour difficile
Malgré le traumatisme, la vie continue. M. Ogawa est retourné chez lui lundi, découvrant sa maison intacte et son téléphone portable regorgeant de messages. « Je veux leur dire que je vais bien », soupire-t-il. Cependant, il exprime des sentiments contradictoires, partagé entre le désir de retrouver une vie normale et la peur que cela se reproduise.
Les secouristes poursuivent leurs recherches, mais la tâche est délicate : il faut stopper les engins dès qu'un signe de présence humaine est détecté. Pendant ce temps, les habitants évacués tentent de retourner près de leurs maisons, escortés par les pompiers, pour évaluer les dégâts.



