Cyclone Irma : le calvaire d'une Gardoise et sa fille à Saint-Martin
Cyclone Irma : une mère raconte l'enfer de sa fille

Une mère gardoise raconte l'horreur vécue par sa fille lors du cyclone Irma

Corinne Broutin, résidente d'Aigues-Mortes, est encore sous le choc après avoir vécu des heures d'angoisse pour sa fille Carole, qui se trouvait à Saint-Martin lors du passage dévastateur du cyclone Irma. « Nous sommes vivants ! » Ce sont les premiers mots, entrecoupés de sanglots, que Corinne a entendus au téléphone après une attente interminable.

Une habitante de longue date de l'île

Carole Broutin vit seule à Saint-Martin depuis 2005 ; ses enfants résident en métropole. Responsable de l'agence Orange pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy, elle était devenue propriétaire de sa villa depuis un an et habitait un lotissement à une quinzaine de kilomètres de Marigot, la principale ville de l'île.

Blottie dans un cagibi pendant huit heures

Lorsque l'alerte cyclonique a été donnée, Carole a choisi de rester chez elle pour protéger ses deux chiens et ses deux chats. Elle s'est réfugiée dans un cagibi sous l'escalier, où elle est restée recroquevillée pendant huit heures, terrifiée par le bruit infernal des destructions. Sa maison a littéralement explosé, selon ses propres termes. Malgré tout, elle a pu rassurer sa mère, elle-même terrorisée, en lui annonçant qu'elle avait survécu.

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L'angoisse d'une mère à distance

Rencontrée samedi 9 septembre dans sa petite maison d'Aigues-Mortes, Corinne Broutin, encore bouleversée, raconte la difficulté d'obtenir des nouvelles. « Trois fois, pendant deux minutes, j'ai entendu ma fille en état de choc, pleurant désespérément. On est démuni quand on est loin, on ne peut rien faire. À peine le temps d'essayer de la réconforter que le téléphone se coupe et qu'il faut attendre des heures pour avoir d'autres nouvelles », explique-t-elle.

Une violence indescriptible

Habituée aux phénomènes cycloniques pour avoir toujours vécu dans les îles, Carole n'avait pas imaginé l'impact de cet épisode de septembre 2017. Il restera gravé dans les mémoires, traumatisant à jamais. Dès que les liaisons aériennes seront rétablies pour le public, Corinne se rendra auprès de sa fille pour la soutenir matériellement et moralement. « Ce que nous venons de vivre est d'une violence indescriptible », conclut-elle, bouleversée.

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