Attaque en justice du PLUi du Pays de Fénelon à Sarlat
PLUi du Pays de Fénelon attaqué en justice

Deux associations de protection de la nature ont attaqué en justice le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Pays de Fénelon, adopté en janvier 2026. Ce recours, déposé devant le tribunal administratif de Bordeaux, intervient après l’annulation du PLUi de Sarlat-Périgord noir. Le document d’urbanisme est contesté pour ses prévisions démographiques et son extension de la zone d’activité économique (ZAE) de Vialard, qui suscite de vives tensions entre élus et défenseurs de l’environnement.

Les motifs du recours

Le PLUi prévoit une croissance démographique de 1 % par an, soit 805 logements, dont 632 pour maintenir la population et 173 pour accueillir 1 400 habitants. La consommation foncière est limitée à 61,8 hectares sur dix ans, dont 46 pour l’habitat, 9,3 pour le tourisme et 9,4 pour l’économie. Cependant, l’État estime que les droits à construire sont excessifs. L’extension de la ZAE de Vialard, sur une vingtaine d’hectares, vise à répondre à la pénurie de foncier pour les entreprises et à créer 200 à 250 emplois, s’ajoutant aux 500 existants. Le président de la CdC, Patrick Bonnefon, défend ce projet comme un cercle vertueux pour l’aménagement du territoire.

Les oppositions des associations

La Sepanso et l’association des enfants du Coderc dénoncent l’impact sur la biodiversité. Le tracé d’un barreau routier de 800 mètres, financé à 5,4 millions d’euros par le Département et le Sides, traverserait une zone humide et passerait près de la source du Coderc, d’un gisement préhistorique classé (Pech de l’Aze) et d’une forêt. Cinq espèces de chauves-souris protégées sont présentes, dont le mioptère de Schreiber et le grand rhinolophe. Le commissaire enquêteur a lui-même souligné des faiblesses juridiques dans le PLUi, citant les désaccords des personnes publiques associées.

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Les enjeux économiques

Les entreprises locales, comme TLPL Systèmes (175 salariés) et Coloplast, peinent à trouver du foncier pour s’agrandir. Thierry Gauthier, PDG de TLPL, a témoigné avoir envisagé de déménager à Toulouse faute de place. L’extension de la ZAE vise à retenir ces poids lourds économiques et à attirer de nouvelles sociétés. Le tribunal administratif de Bordeaux devrait se prononcer d’ici 18 à 24 mois.

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