À La Motte, un collectif de riverains et de défenseurs de l'environnement a officiellement créé l'Association de préservation du Roucas pour s'opposer à un programme immobilier de logements sociaux. Ce projet, qui prévoit la construction sur un site considéré comme un espace naturel remarquable, suscite une vive inquiétude parmi les habitants, appelés les « Mitanais ».
Une mobilisation née d'une enquête publique
L'enquête publique, lancée par la préfecture en novembre dernier, a révélé l'opposition grandissante. Le collectif, désormais structuré en association, a recueilli 180 signatures dans le cadre d'une pétition présentée à l'enquêteur. « Nous sommes représentatifs de tout le Mitan, avec des membres du Clos d'Azur, du golf de Saint Endréol, du hameau, du Clos des Pins et de la Rimade », explique Eric Martin, président de l'association. Le conseil d'administration compte neuf personnes, dont cinq membres au bureau.
Un site classé Natura 2000 menacé
Les opposants dénoncent un projet qui pourrait entraîner l'abattage de centaines d'arbres sur une parcelle située en zone Natura 2000. « Nous vivions dans un environnement préservé avec un cadre de vie exceptionnel. Pourquoi autoriser du bétonnage ? », s'interroge Eric Martin. La parcelle jouxte également la stèle commémorative du Débarquement, ce qui ajoute une dimension symbolique au conflit. « Quel manque de respect pour nos morts ! », s'indigne-t-il.
Des alternatives proposées
L'association demande une révision du projet et propose d'identifier des solutions alternatives moins sensibles sur le plan environnemental. Elle appelle à une concertation élargie avec les parties prenantes. Une fiche d'adhésion sera distribuée prochainement aux riverains pour expliquer la genèse de l'action.
Le programme immobilier trouve son origine dans une délibération de 2008, qui actait une contrepartie foncière pour faciliter des phases de construction. Les conclusions du rapport final de l'enquête publique n'ont pas convaincu les membres de l'association, qui se sentent exclus du dialogue. Leur engagement vise désormais à défendre l'utilité publique de la préservation de cet espace naturel.



