Josée Massi : la barreuse carrée qui défie les mers et les normes
Josée Massi : la barreuse carrée qui défie les mers

Josée Massi n'est pas une navigatrice comme les autres. À 34 ans, cette barreuse au caractère bien trempé a déjà accumulé les victoires en solitaire, mais ce qui la distingue vraiment, c'est sa manière de conjuguer performance sportive et engagement écologique. Dans un milieu souvent conservateur, elle impose sa vision radicale de la voile durable.

Une enfance entre terre et mer

Née à Marseille, Josée Massi a grandi entre les calanques et le mistral. Très tôt, elle apprend à naviguer sur un optimist, puis enchaîne les régates. Mais c'est une rencontre avec un skipper engagé qui change sa vie : elle découvre que la voile peut être un vecteur de sensibilisation environnementale. Dès lors, elle ne navigue plus seulement pour gagner, mais pour défendre l'océan.

Un palmarès impressionnant

En 2023, elle remporte la Mini Transat en double, une course transatlantique en solitaire sur des voiliers de 6,50 mètres. Mais plutôt que de savourer sa victoire, elle profite de la lumière médiatique pour dénoncer la pollution plastique en mer. « Je ne veux pas être une championne qui ferme les yeux sur ce qui se passe sous la coque », déclare-t-elle alors.

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Une approche radicale de l'écologie

Josée Massi ne se contente pas de discours. Elle a équipé son bateau, le Barre Carrée, de panneaux solaires et d'un système de récupération des eaux de pluie. Elle refuse les sponsors issus des énergies fossiles et privilégie les partenaires engagés dans l'économie circulaire. Sa démarche suscite l'admiration, mais aussi des critiques dans le milieu de la voile, où l'on juge parfois son militantisme excessif.

Un modèle pour la jeune génération

Malgré les obstacles, Josée Massi inspire de nombreux jeunes marins. Elle intervient régulièrement dans les écoles pour parler de navigation durable. « Il faut montrer qu'on peut être compétitif tout en respectant l'environnement », explique-t-elle. Son association, Voile et Planète, organise des chantiers de nettoyage des ports et des ateliers de construction de bateaux en matériaux recyclés.

Les défis à venir

Prochain objectif : le Vendée Globe 2028, mais avec un bateau 100 % éco-conçu. Un défi technique et financier colossal. Josée Massi lance un appel aux mécènes : « Aidez-nous à prouver que la voile peut être un laboratoire de la transition écologique. »

Son parcours force le respect. Dans un univers où la performance prime souvent sur l'éthique, elle trace sa route, carrée et déterminée. Comme elle aime le répéter : « La mer n'est pas un terrain de jeu, c'est notre avenir. »

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