Une bonne alimentation est cruciale pour la santé physique, mais aussi mentale. Selon une étude australienne, il est préférable de bannir les aliments ultra-transformés (UPF) de son régime. En effet, augmenter de seulement 10 % sa consommation quotidienne d'UPF, soit l'équivalent d'un petit paquet de chips, suffit à faire grimper le risque de démence et à réduire l'attention, comme le rapporte CNN. Et cela, même si vous suivez un régime théoriquement sain.
Une étude révélatrice
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont publié leur étude dans le Neurology Journal. Ils ont suivi plus de 2 100 Australiens âgés de 40 à 70 ans, aucun ne présentant de démence au début de l'étude. À l'aide d'un journal alimentaire et de tests cognitifs, ils ont mesuré l'attention et la vitesse de traitement de l'information.
Les résultats sont sans appel : chaque hausse de 10 % d'UPF dans l'alimentation quotidienne se traduit par une baisse distincte et mesurable de la capacité à se concentrer et par une augmentation de 0,24 point sur une échelle de risque de démence à 20 ans. L'étude montre que l'effet reste identique chez les personnes suivant un régime méditerranéen. « Cela montre que c'est lié à la transformation des aliments, pas seulement au fait qu'ils remplacent d'autres aliments », indique Barbara Cardoso, de Monash University.
Pourquoi les UPF sont-ils nocifs ?
Les aliments ultra-transformés ne contiennent quasiment plus d'aliments entiers. Ces produits sont décomposés en molécules, puis recomposés avec des colorants, arômes, émulsifiants, sucre, sel et matières grasses. Des effets ont également été pointés sur le système endocrinien et le microbiote intestinal. Ces perturbations pourraient avoir des conséquences néfastes sur le cerveau.
Des effets réversibles
Tout n'est pas perdu : l'effet est réversible. Remplacer les UPF par des aliments sains sur une période de cinq à six ans est associé à une baisse de 12 % du risque de déclin cognitif. Sur une décennie, ceux qui réduisent leur consommation d'aliments malsains voient leur risque de maladie d'Alzheimer et de démence diminuer d'environ 11 %. Ainsi, adopter une alimentation plus saine peut inverser les dégâts causés par les UPF.



