Le collectif Touche pas à mes poubelles reste mobilisé. Il entend être partie prenante des prochaines décisions du Smicval, « pour une réforme capable de diminuer les volumes de déchets tout en respectant les attentes des usagers ».
« Il ne faut pas que les élus pensent qu’avoir été désigné est un blanc-seing pour tout le mandat… » Arnaud Bobet et Dominique Schuft ne crachent pas sur cette « première victoire » que représentent pour eux les engagements du nouvel exécutif du Smicval. Les deux représentants de Touche pas à mes poubelles, le collectif fédérant des associations de citoyens opposés à la réforme Néo Smicval, n’entendent pas pour autant baisser la voilure. Les deux hommes souhaitent voir le collectif s’impliquer auprès des élus pour « une nouvelle réforme capable de diminuer les volumes de déchets tout en respectant les attentes des usagers ». Lesquelles impliquent, assument-ils, le maintien, voire le retour, de la collecte des déchets en porte à porte.
« Nous sommes globalement satisfaits des propos tenus par le nouveau président du Smicval Jean-Philippe Le Gal, indiquent les deux hommes. Le gel de la réforme Néo Smicval, un moratoire sur la redevance incitative, pas de nouveau Smicval Market [après l’ouverture de ceux de Libourne et de Blaye, NDLR], la réalisation d’un audit financier et humain pour disposer d’un diagnostic objectif et solide. » Les membres du collectif saluent aussi les mesures prises « pour le confort », comme le doublement du nombre de passages en déchetterie pour les usagers.
« Choix imposé »
Les deux hommes relèvent « le statu quo » sur l’existant, à savoir le maintien des systèmes de collecte en place, à charge pour les territoires de déterminer le niveau de service dont ils estiment avoir besoin et d’en assumer le coût, sur la base « d’un appel à produit fondé sur les coûts réels de collecte et de traitement ». Ils entendent jouer aujourd’hui leur rôle dans le processus décisionnel. « Nous avons acté la volonté de Jean-Philippe Le Gal de construire avec les élus un nouveau projet. Nous réaffirmons notre volonté de collaborer et d’accompagner une nouvelle réforme. »
Ils entendent incarner la voix des citoyens, récusant l’abandon pour eux « imposé » du porte à porte dans les territoires qui ont joué le jeu de la réforme. Et dénoncer ainsi « toute procédure qui nous paraîtrait contraire aux intérêts des usagers », mais aussi Latitude Nord Gironde, la Communauté de communes (CdC) de Blaye… « Certains disent que leurs concitoyens sont satisfaits, ce qui est faux », assènent-ils.
Vigilance accrue
Le collectif indique « rester vigilant », s’organiser pour être systématiquement présents aux conseils syndicaux du Smicval. Mais aussi lors des conseils communautaires (1) abordant des sujets relatifs à la collecte et au traitement des déchets. « Cela nous permettra de rendre compte, voire de dénoncer auprès de la population toute mesure qui ne sera pas conforme à leurs attentes. »
(1) Pour la Gironde, la Cali, le Grand Saint-Émilionnais, le Fronsadais, le Grand Cubzaguais, Latitude Nord Gironde, CdC de Blaye, CdC de l’Estuaire.



